Sans citer sa source, M.Giuliani prétend que la vision de Richard Stallman est anti-économique puisque "A la question : «Comment les entreprises développant des logiciels libres peuvent-elles vivre de leurs programmes ?»Il a même commis la déclaration historique suivante : «Cette question ne m'intéresse pas, moi je suis contre la société de marché...»
De plus, il y'a certaines remarques interressantes dans l'article en question :
- la question de la "liberté". Par exemple certains sur ce site ( et ailleurs ) considèrent que la licence GPL est moins libre que la licence BSD par exemple. Certains logiciels s'autoproclament logiciels libres. C'est porteur et d'un point de vue marketing c'est bien trouvé, mais parler de "logiciel sous licence GPL" serait plus exact : le logiciel libre selon la FSF n'est pas un logiciel libre de droit et il impose le respect d'une licence avec des clauses contraignantes ( que ces clauses soient justifiées ou pas est un autre débat. Il s'agit juste de souligner le coté discutable du terme "libre" ).
- la question de la transformation d'un cout clair en une offre commerciale plus complexe. Vous avez peut-etre déjà souscris à un abonnement ADSL. Chez certains opérateurs, c'est l'enfer pour savoir combien ça va couter ( frais de dossier, promos gratuite les premiers mois, frais de location du modem, frais de resiliation etc ). Pour le logiciel jusqu'à présent, c'etait dans bien des cas plutot clair. Tu payais, tu avais le truc. Ce que dénonce l'auteur c'est que certains logiciels libres sont complexifie leur modele economique et qu'on a des cas sympathiques où le logiciel est gratuit mais ininstalable sans doc ( payante la doc ) ou sans support ( payant le support ). De plus tu payes de la maintenance. Bref la société qui vend du logiciel libre a interet à voir l'utilisateur devenir une vache à lait à abonnements récurrents ( faut bien vivre ). La remarque de l'auteur sur le cout de l'equipement du ministere des finances est pertinente. 39 millions d'euros de contrat de maintenance. Il sera effectivement interessant de voir si ce cout est renouvellable tout les ans et quel est le benefice financier pour le contribuable par rapport à une solution propriétaire.
- l'article n'est pas contre les libertés du logiciel libre mais à mon sens plus un questionnement sur la répercussion d'une informatique entierement libre sur *l'industrie* de l'informatique. Le logiciel libre n'a pas trop besoin d'entreprises ( juste de bénévoles ). Les informaticiens qui veulent vivre de l'informatique ont besoin d'un minimum *d'industrie*.
Bref, j'utilise plutot ce genre d'article pour dresser des points de vigilance. C'est pas toujours une mauvaise chose de lire des points de vue opposés.
# Source
Posté par snt . En réponse à la dépêche Il n'a de libre que le nom. Évalué à 4.
Source : http://www.01net.com/article/167864.html
Source qui a été reprise sur linuxfr ! ( http://linuxfr.org/2001/11/21/6027.html )
De plus, il y'a certaines remarques interressantes dans l'article en question :
- la question de la "liberté". Par exemple certains sur ce site ( et ailleurs ) considèrent que la licence GPL est moins libre que la licence BSD par exemple. Certains logiciels s'autoproclament logiciels libres. C'est porteur et d'un point de vue marketing c'est bien trouvé, mais parler de "logiciel sous licence GPL" serait plus exact : le logiciel libre selon la FSF n'est pas un logiciel libre de droit et il impose le respect d'une licence avec des clauses contraignantes ( que ces clauses soient justifiées ou pas est un autre débat. Il s'agit juste de souligner le coté discutable du terme "libre" ).
- la question de la transformation d'un cout clair en une offre commerciale plus complexe. Vous avez peut-etre déjà souscris à un abonnement ADSL. Chez certains opérateurs, c'est l'enfer pour savoir combien ça va couter ( frais de dossier, promos gratuite les premiers mois, frais de location du modem, frais de resiliation etc ). Pour le logiciel jusqu'à présent, c'etait dans bien des cas plutot clair. Tu payais, tu avais le truc. Ce que dénonce l'auteur c'est que certains logiciels libres sont complexifie leur modele economique et qu'on a des cas sympathiques où le logiciel est gratuit mais ininstalable sans doc ( payante la doc ) ou sans support ( payant le support ). De plus tu payes de la maintenance. Bref la société qui vend du logiciel libre a interet à voir l'utilisateur devenir une vache à lait à abonnements récurrents ( faut bien vivre ). La remarque de l'auteur sur le cout de l'equipement du ministere des finances est pertinente. 39 millions d'euros de contrat de maintenance. Il sera effectivement interessant de voir si ce cout est renouvellable tout les ans et quel est le benefice financier pour le contribuable par rapport à une solution propriétaire.
- l'article n'est pas contre les libertés du logiciel libre mais à mon sens plus un questionnement sur la répercussion d'une informatique entierement libre sur *l'industrie* de l'informatique. Le logiciel libre n'a pas trop besoin d'entreprises ( juste de bénévoles ). Les informaticiens qui veulent vivre de l'informatique ont besoin d'un minimum *d'industrie*.
Bref, j'utilise plutot ce genre d'article pour dresser des points de vigilance. C'est pas toujours une mauvaise chose de lire des points de vue opposés.