Les 4 premiers paragraphes ne présentent pas d'arguments. Sur un ton sarcastique, le journaliste expose son point de vue et sur un mode qui entame sévèrement sa crédibilité.
Le journaliste affirme tout d'abord que le principe de propriété intellectuelle doit être garanti dans notre société. Je lui répondrai que le libre n'est pas un courant qui milite pour supprimer ce droit mais qui se pose en alternative avec un modèle économique qui fonctionne, basé sur les services associés.
Le journaliste attaque ensuite l'angle économique arguant que le libre détruit toute industrie logicielle européenne. Je lui demanderai alors quelle est cette industrie du logiciel européenne majeure qu'il faut défendre à tout prix ? Je ne vois comme cible première des solutions libres qu'un mastodonte américain. Sur l'aspect préférence nationale/européenne, j'ajouterai que le libre propose des solutions qui rendent les administrations indépendantes des entreprises commerciales américaines.
Sur le volet financier, M. Giulliani avance que le libre coûte plus cher car il nécessite des contrats de service pour adapter les solutions aux besoins du client. Ce n'est selon moi pas la caractéristique du modèle libre puisqu'on retrouve souvent dans les entreprises de tels contrats de service ou de maintenance associés à des solutions propriétaires (l'exemple de SAP est probablement l'un des plus parlants). Le libre n'emprisonne donc pas plus un client avec un fournisseur de services. Par ailleurs, le libre permet aussi une maîtrise totale de la solution de la part du client.
Enfin, le journaliste termine en beauté par le volet sécurité en afirmant que les communautés du monde libre n'ont pas les moyens d'assurer un niveau de sécurité et de fiabilité suffisant pour leurs produits. De façon très pragmatique, je constate des solutions libres orientées sécurité dont le modèle fonctionne parfaitement d'un point de vue technique (OpenBSD). De plus, les communautés libres sont souvent très réactives face aux failles 0-day (l'exemple de la fondation Mozilla face à IE est parlant). Est-il encore utile de préciser la part de marché des serveurs webs Apache en production pour justifier de la fiabilité des solutions libres ?
# Réponse rapide aux arguments fallacieux de ce Monsieur
Posté par ceyquem . En réponse à la dépêche Il n'a de libre que le nom. Évalué à 10.
Les 4 premiers paragraphes ne présentent pas d'arguments. Sur un ton sarcastique, le journaliste expose son point de vue et sur un mode qui entame sévèrement sa crédibilité.
Le journaliste affirme tout d'abord que le principe de propriété intellectuelle doit être garanti dans notre société. Je lui répondrai que le libre n'est pas un courant qui milite pour supprimer ce droit mais qui se pose en alternative avec un modèle économique qui fonctionne, basé sur les services associés.
Le journaliste attaque ensuite l'angle économique arguant que le libre détruit toute industrie logicielle européenne. Je lui demanderai alors quelle est cette industrie du logiciel européenne majeure qu'il faut défendre à tout prix ? Je ne vois comme cible première des solutions libres qu'un mastodonte américain. Sur l'aspect préférence nationale/européenne, j'ajouterai que le libre propose des solutions qui rendent les administrations indépendantes des entreprises commerciales américaines.
Sur le volet financier, M. Giulliani avance que le libre coûte plus cher car il nécessite des contrats de service pour adapter les solutions aux besoins du client. Ce n'est selon moi pas la caractéristique du modèle libre puisqu'on retrouve souvent dans les entreprises de tels contrats de service ou de maintenance associés à des solutions propriétaires (l'exemple de SAP est probablement l'un des plus parlants). Le libre n'emprisonne donc pas plus un client avec un fournisseur de services. Par ailleurs, le libre permet aussi une maîtrise totale de la solution de la part du client.
Enfin, le journaliste termine en beauté par le volet sécurité en afirmant que les communautés du monde libre n'ont pas les moyens d'assurer un niveau de sécurité et de fiabilité suffisant pour leurs produits. De façon très pragmatique, je constate des solutions libres orientées sécurité dont le modèle fonctionne parfaitement d'un point de vue technique (OpenBSD). De plus, les communautés libres sont souvent très réactives face aux failles 0-day (l'exemple de la fondation Mozilla face à IE est parlant). Est-il encore utile de préciser la part de marché des serveurs webs Apache en production pour justifier de la fiabilité des solutions libres ?