Si tu nous expliquais ce qu'il y a de si nul à Sciences Po, et par rapport à quelle école tu la compares, ça serait gentil. Et que tu précises ce dont tu parles quand tu parles de l'Institut d'études politiques, puisqu'il y en a 9 en France.
En fait, les IEP (dont Sciences Po) ont une offre de formation qui n'a pas d'équivalent dans d'autres écoles ou à la fac. Les filières qui s'en approchent le plus sont les filières de sciences politiques, mais ça ne débouche pas du tout sur les même mentions de masters et c'est nettement moins pluridisciplinaire.
L'enseignement dans les IEP est d'ailleurs realise pour 90% par des professeurs des universités (Paris 1 et 2 généralement à l'IEP de Paris) et des maîtres de conférence. La sélection à l'entrée fait que les groupes y sont plus homogènes qu'en fac, d'où un enseignement différent (d'autant que l'enseignement est structuré en cours magistraux puis en conférences de 20 à 25 étudiants). Les 10% restant (ça monte à nettement plus en master pro, évidemment) sont assurés par des gens recrutés pour leur expérience (dans le domaine de la vie de l'entreprise, par exemple, c'est uniquement ce cas).
L'enthousiasme que peut susciter ce machin est justement l'originalité de son offre de formation, le fait que, pour l'IEP de Paris par exemple (mais c'est aussi le cas à Lille, Lyon) ce soit des spécialistes hyper-reconnus des disciplines qui les enseignent, et évidemment les débouchés.
Je crois qu'on peut reprocher à Sciences Po beaucoup de choses, mais vu les professeurs qui y enseignent, les partenariats internationaux, et l'avis des étudiants étrangers qu'on peut y voir (issus d'université partenaire, qui peuvent être Yale ou Shangaï), je ne vois pas comment on pourrait affirmer que le niveau est étonamment bas.
[Je précise que je suis élève à l'IEP Paris. Vous pouvez penser que je dis ça pour me faire mousser, mais je pense vraiment parler sincèrement. J'apprécie beaucoup de choses à Sciences Po, dont le niveau. Il y en a d'autres que j'aime beaucoup moins, comme la pregnance idéologique, l'ambiance carriériste / élitiste de pas mal, la direction, etc.]
Qui plus est, le monsieur est diplômé de l'IEP dans les années 1970. Tout a changé à Sciences Po depuis (ne serait-ce que le passage en 5 ans qui a fait de Sciences Po une école plutôt qu'une prépa-like). Honnêtement, je suis tenté de classer ton post dans du FUD mal informé anti-Sciences Po.
Quant à sa qualification pour le sujet : je ne crois pas qu'il faille être informaticien pour s'exprimer sur ce sujet, nécessairement. Ce serait contradictoire : les partisans du logiciel libre veulent en faire un sujet de société, l'exemple d'un idéal de liberté au c1⁄2ur d'une nouvelle société de la connaissance partagée : c'est loin d'être un sujet uniquement technique ; les partisans de l'open source veulent créer un nouveau modèle économique pour toute l'industrie de l'informatique : il me semble normal que des économistes et analystes s'intéressent et publient sur le sujet. En l'occurrence, il me paraît assez naturel que le président d'un think tank qui s'intéresse tant à l'un tant à l'autre (et qui a une influence assez considérable) publie dessus. Le problème, c'est qu'il le fait sans analyse, sans sources, avec des citations déformées (le "Ça ne m'intéresse pas" de RMS est bien de lui, le reste de la citation est inventée). Jugeons le sur le texte (qui est nul :-).
[^] # Re: Incompétent...
Posté par Manuel Menal . En réponse à la dépêche Il n'a de libre que le nom. Évalué à 10.
En fait, les IEP (dont Sciences Po) ont une offre de formation qui n'a pas d'équivalent dans d'autres écoles ou à la fac. Les filières qui s'en approchent le plus sont les filières de sciences politiques, mais ça ne débouche pas du tout sur les même mentions de masters et c'est nettement moins pluridisciplinaire.
L'enseignement dans les IEP est d'ailleurs realise pour 90% par des professeurs des universités (Paris 1 et 2 généralement à l'IEP de Paris) et des maîtres de conférence. La sélection à l'entrée fait que les groupes y sont plus homogènes qu'en fac, d'où un enseignement différent (d'autant que l'enseignement est structuré en cours magistraux puis en conférences de 20 à 25 étudiants). Les 10% restant (ça monte à nettement plus en master pro, évidemment) sont assurés par des gens recrutés pour leur expérience (dans le domaine de la vie de l'entreprise, par exemple, c'est uniquement ce cas).
L'enthousiasme que peut susciter ce machin est justement l'originalité de son offre de formation, le fait que, pour l'IEP de Paris par exemple (mais c'est aussi le cas à Lille, Lyon) ce soit des spécialistes hyper-reconnus des disciplines qui les enseignent, et évidemment les débouchés.
Je crois qu'on peut reprocher à Sciences Po beaucoup de choses, mais vu les professeurs qui y enseignent, les partenariats internationaux, et l'avis des étudiants étrangers qu'on peut y voir (issus d'université partenaire, qui peuvent être Yale ou Shangaï), je ne vois pas comment on pourrait affirmer que le niveau est étonamment bas.
[Je précise que je suis élève à l'IEP Paris. Vous pouvez penser que je dis ça pour me faire mousser, mais je pense vraiment parler sincèrement. J'apprécie beaucoup de choses à Sciences Po, dont le niveau. Il y en a d'autres que j'aime beaucoup moins, comme la pregnance idéologique, l'ambiance carriériste / élitiste de pas mal, la direction, etc.]
Qui plus est, le monsieur est diplômé de l'IEP dans les années 1970. Tout a changé à Sciences Po depuis (ne serait-ce que le passage en 5 ans qui a fait de Sciences Po une école plutôt qu'une prépa-like). Honnêtement, je suis tenté de classer ton post dans du FUD mal informé anti-Sciences Po.
Quant à sa qualification pour le sujet : je ne crois pas qu'il faille être informaticien pour s'exprimer sur ce sujet, nécessairement. Ce serait contradictoire : les partisans du logiciel libre veulent en faire un sujet de société, l'exemple d'un idéal de liberté au c1⁄2ur d'une nouvelle société de la connaissance partagée : c'est loin d'être un sujet uniquement technique ; les partisans de l'open source veulent créer un nouveau modèle économique pour toute l'industrie de l'informatique : il me semble normal que des économistes et analystes s'intéressent et publient sur le sujet. En l'occurrence, il me paraît assez naturel que le président d'un think tank qui s'intéresse tant à l'un tant à l'autre (et qui a une influence assez considérable) publie dessus. Le problème, c'est qu'il le fait sans analyse, sans sources, avec des citations déformées (le "Ça ne m'intéresse pas" de RMS est bien de lui, le reste de la citation est inventée). Jugeons le sur le texte (qui est nul :-).