Qui s'était plaint du nombre de députés présents, encore plus faible, lors du vote des amendements licence globale ou de ceux de feu l'article 7 ?
Personne.
Tout ce rabachage sur le nombre de parlementaires présents, dont Manuel Menal a fort bien listé les raisons légitimes d'absence, n'est qu'une manière bien négative d'exprimer une frustration.
Les députés travaillent en groupe... Et c'est tant mieux au regard de la palanquée de sujets complexes qu'ils doivent se tartiner. OGM, sécurité, eau, droit du travail, etc. : les sujets ne manquent pas. Bourrer l'hémicycle n'aurait servi à rien d'autre que les empêcher d'aller bosser sur le terrain. Avec une pointe d'humour, on ne peut que remarquer qu'il y a potentiellement plus de députés dans l'hémicycle que de manifestants lors d'une récente protestation contre les DRM... :-)
Les positions de groupe ne sont d'ailleurs pas arrêtées n'importe comment... Elles sont débattues et votées en réunion de groupe, à laquelle la plupart des députés participent, et qui ont habituellement lieu le mardi matin. C'est donc là, quand il n'est pas spécialiste d'un sujet, qu'il est important que votre représentant soit.
Restent donc des positions de groupe que personne n'est venu contredire. Nicolas Dupont-Aignant, qui était là à l'heure prévue pour le débat, aurait probablement voté contre et porté la voix d'Alain Suguenot s'il avait pu rester jusqu'au bout. Il était le seul « dissident » de l'UMP à avoir fait le voyage...
Récapitulons donc ces positions de groupe :
- PC : contre
- PS : contre
- UDF : contre ou abstention (au choix...)
- UMP : pour
Ce sont elles les plus importantes. Elles traduisent ce que la majorité des représentants d'un certain parti pensent (et cette majorité était écrasante à gauche).
Passons maintenant aux manières positives d'utiliser son énergie :
- Comprendre comment et pourquoi les institutions fonctionnent plutôt que de s'étonner que cela ne corresponde pas à ce que l'on s'imaginait...
- S'investir dans le débat public, au-delà de linuxfr et des cercles de geeks, pour convaincre de l'importance des enjeux. C'est certes plus difficile, mais aussi plus utile, que de jouer le scrogneugneu devant son clavier et devant un public gagné d'avance...
# Allons, allons...
Posté par Ludovic Pénet . En réponse à la dépêche Le projet de loi DADVSI adopté. Évalué à 6.
Personne.
Tout ce rabachage sur le nombre de parlementaires présents, dont Manuel Menal a fort bien listé les raisons légitimes d'absence, n'est qu'une manière bien négative d'exprimer une frustration.
Les députés travaillent en groupe... Et c'est tant mieux au regard de la palanquée de sujets complexes qu'ils doivent se tartiner. OGM, sécurité, eau, droit du travail, etc. : les sujets ne manquent pas. Bourrer l'hémicycle n'aurait servi à rien d'autre que les empêcher d'aller bosser sur le terrain. Avec une pointe d'humour, on ne peut que remarquer qu'il y a potentiellement plus de députés dans l'hémicycle que de manifestants lors d'une récente protestation contre les DRM... :-)
Les positions de groupe ne sont d'ailleurs pas arrêtées n'importe comment... Elles sont débattues et votées en réunion de groupe, à laquelle la plupart des députés participent, et qui ont habituellement lieu le mardi matin. C'est donc là, quand il n'est pas spécialiste d'un sujet, qu'il est important que votre représentant soit.
Restent donc des positions de groupe que personne n'est venu contredire. Nicolas Dupont-Aignant, qui était là à l'heure prévue pour le débat, aurait probablement voté contre et porté la voix d'Alain Suguenot s'il avait pu rester jusqu'au bout. Il était le seul « dissident » de l'UMP à avoir fait le voyage...
Récapitulons donc ces positions de groupe :
- PC : contre
- PS : contre
- UDF : contre ou abstention (au choix...)
- UMP : pour
Ce sont elles les plus importantes. Elles traduisent ce que la majorité des représentants d'un certain parti pensent (et cette majorité était écrasante à gauche).
Passons maintenant aux manières positives d'utiliser son énergie :
- Comprendre comment et pourquoi les institutions fonctionnent plutôt que de s'étonner que cela ne corresponde pas à ce que l'on s'imaginait...
- S'investir dans le débat public, au-delà de linuxfr et des cercles de geeks, pour convaincre de l'importance des enjeux. C'est certes plus difficile, mais aussi plus utile, que de jouer le scrogneugneu devant son clavier et devant un public gagné d'avance...