• [^] # Re: Liste de députés pour ou contre

    Posté par . En réponse à la dépêche Le projet de loi DADVSI adopté. Évalué à 9.

    À noter encore une fois qu'il faut considérer avec attention la présence ou non d'un député. D'une part, un député ne peut pas être présent à toutes les séances de l'examen de tous les projets de loi ; plus exactement, s'il l'est, c'est vraisemblablement qu'il ne fait pas son boulot de député : travail avec ses collaborateurs et les fonctionnaires parlementaires sur la préparation des séances, des rapports et des projets, permanences, formations, ...

    Dans la majorité des scrutins, il n'est pas utile que les députés soient là. Par exemple, pour ce vote là, à l'Assemblée nationale, il était inutile que les députés PS ou PCF viennent en masse : les députés UMP auraient profité d'une interruption de séance ou d'une des autres possibilités laissées par le réglement de l'Assemblée pour obtenir la majorité, ce qu'ils n'auraient eu aucun mal à faire. Le nombre de députés présents, donc, n'était pas très important, contrairement à des cas plus « surprenants » comme le vote de la licence globale (qui a cependant très bien illustré le fait qu'il existait des dizaines de moyens d'éviter ou de revenir sur ce vote illogique).

    En revanche, les absences de ceux qui n'avaient pas respecté les consignes de vote de leur groupe auparavant est marquante, évidemment. Pour ce qui concerne l'AN : au PS, on ne comptait ni Jack Lang, ni Arnaud Montebourg, par exemple. À l'UDF, les partisans du texte n'étaient point présents, et le groupe a voté contre, à quelques exceptions (Dionis s'est abstenu). À l'UMP, les opposants ont également « voté avec leurs pieds » en ne se rendant pas à l'hémicycle - sachant pertinemment que le scrutin était joué.

    Mais l'élément le plus déterminant, c'est au Sénat. Je le rappelle : l'UMP n'a pas la majorité absolue au Sénat, et une opposition résolue de l'UDF, du PCF, des sénateurs Verts rejoints par les autres forces politiques (centristes, etc.) aurait pu empêcher une adoption conforme. La majorité du groupe UDF s'est cependant abstenue au Sénat, à l'exception de quelques contre. Dans ce cas, l'abstention est évidemment un refus de refus, c'est à dire un refus d'être le groupe à avoir fait tomber le texte. Outre l'enseignement sur la désorganisation complète des élus UDF à l'heure actuelle, c'est une position « intéressante »...

    Donc, en résumé : je ne crois pas que l'important soit dans les nombres ou dans les noms (quoique j'aime bien avoir les noms). Plutôt dans les tendances et dans les groupes, ainsi que dans les explications de vote de ces derniers.