OK, je crois que je n'ai pas été très clair. Je ne te parle pas de mes idées personnelles, mais du code de la propriété intellectuelle tel qu'il existe en France (c'est en gros la même chose dans les autres pays, si on oublie le "fair use" américain par exemple). Toi tu me parles de ton interprétation de ce que tu crois savoir comment ça marche dans l'île aux enfants. Mais non. Ton idée d'"interprétation" par exemple n'existe pas dans le code. Et ta joconde, ce n'est pas une interprétation, c'est une mauvaise copie. La reproduction de partoches, ce n'est pas de l'interprétation, c'est de la copie (par un autre moyen que la copie de fichier, mais la loi ne rentre pas dans les détails techniques). Je te cite les articles, et toi tu restes dans ton délire. Tu penses ou tu souhaites avoir le droit de ce que tu prétends être l'"interprétation". Tes exemples sont un bon gloubiboulga du droit de citation, de copie privée et de plagiat ; tu mets tout ça sous le terme "interprétation" qui n'a aucune existence légale et hop, ça y est, tu as argumenté. Alors soit tu vas te renseigner, lire la jurisprudence (il y a un exemple très intéressant avec un fichier MIDI (classiquement, les notes d'un morceau) et la SACEM : un fichier MIDI est bien une copie du morceau), lire le code (il est compliqué, mais fait rare pour un texte de loi, assez abordable par le commun des mortels). Mais le boulet qui crie "Je vous emmerde, j'ai le droit d'interpréter" à chaque fois qu'on te demande de clarifier ses propos, ça commence à me lasser.
Ça, c'était pour le côté légal. Maintenant, le débat est ouvert pour dire quels points de la loi sont bien, quels point sont mauvais, etc. Par exemple, ouvrir le droit d'"interpréter" à l'oreille les partitions, ça peut poser des problèmes. Typiquement, les sonneries casse-pompes de portables à télécharger pour seulement 3,95¤. Elles sont bien entendu reproduites "à l'oreille", tu souhaiterais que ni l'artiste, ni la maison de disque puisse avoir des droits là dessus? Chaque modification de la loi a des conséquences, certaines sont prévisibles, d'autres non (qui aurait pu prévoir ces histoires de sonneries de portable il y a 15 ans?). Les lois sur lesquelles les majors s'appuient pour faire fermer ces sites de partition sont les mêmes que celles qui protègent les auteurs contre les abus de ces mêmes majors, et tout est toujours plus compliqué que des rêves d'adolescents cannabinoïsés. Le message que je voulais faire passer, c'est que les lois actuelles étaient cohérentes, et qu'elles établissaient une sorte d'équilibre entre les libertés des consommateurs et les libertés des auteurs. Introduire des DRM inviolables ou au contraire anarchiser la diffusion des oeuvres, c'est faire pencher la balance vers quelque chose d'inconnu et c'est potentiellement dangereux.
[^] # Re: Plus fort que tout ...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche DADVSI : l'interopérabilité disparait. Évalué à 1.
Ça, c'était pour le côté légal. Maintenant, le débat est ouvert pour dire quels points de la loi sont bien, quels point sont mauvais, etc. Par exemple, ouvrir le droit d'"interpréter" à l'oreille les partitions, ça peut poser des problèmes. Typiquement, les sonneries casse-pompes de portables à télécharger pour seulement 3,95¤. Elles sont bien entendu reproduites "à l'oreille", tu souhaiterais que ni l'artiste, ni la maison de disque puisse avoir des droits là dessus? Chaque modification de la loi a des conséquences, certaines sont prévisibles, d'autres non (qui aurait pu prévoir ces histoires de sonneries de portable il y a 15 ans?). Les lois sur lesquelles les majors s'appuient pour faire fermer ces sites de partition sont les mêmes que celles qui protègent les auteurs contre les abus de ces mêmes majors, et tout est toujours plus compliqué que des rêves d'adolescents cannabinoïsés. Le message que je voulais faire passer, c'est que les lois actuelles étaient cohérentes, et qu'elles établissaient une sorte d'équilibre entre les libertés des consommateurs et les libertés des auteurs. Introduire des DRM inviolables ou au contraire anarchiser la diffusion des oeuvres, c'est faire pencher la balance vers quelque chose d'inconnu et c'est potentiellement dangereux.