Considérons un point éloigné du libre facilement obtenu avec le régime de droit d'auteur classique (l'origine) qui interdit la modification, la commercialisation sans l'accord des ayant droits et l'utilisation sans l'accord des ayant droits. On est au point A qui est la base du droit d'auteur.
Considérons le logiciel libre comme un point B qui accorde aux utilisateurs :
- liberté d'utilisation (même commerciale) non discriminatoire ;
- liberté de modification
- liberté d'étudier (genre mettre à dispo des tablatures)
- liberté de redistribuer.
Considérons la situation intermédiaire CC (à 80% CC-BY-NC-ND selon les stats, je vais donc raisonner en moyenne statistique)
on a parcouru quelle distance entre le point A & B ?
Apparemment on est resté au droit d'auteur classique :
- pas de liberté d'utilisation non discriminatoire;
- pas de modif ;
- la mise à dispo des partoches est par défaut interdite (liberté 3&4 interdites)
- redistribution sous condition
Avec la confusion en plus (les CC sont libres et propriétaires mélangées).
On a par ailleurs pas bougé d'un poil en terme de gain de liberté sauf que si on lit le texte juridique français on a en plus une clause SACEM non existante dans la cc en anglais
« Dans le cas où une utilisation de l'Oeuvre serait soumise à un régime légal de gestion collective obligatoire, l’Offrant se réserve le droit exclusif de collecter ces redevances par l’intermédiaire de la société de perception et de répartition des droits compétente. Sont notamment concernés la radiodiffusion et la communication dans un lieu public de phonogrammes publiés à des fins de commerce, certains cas de retransmission par câble et satellite, la copie privée d’Oeuvres fixées sur phonogrammes ou vidéogrammes, la reproduction par reprographie. »
Résultat des comptes, c'est encore plus restrictif que le droit d'auteur classique, plus incertain (la clause n'existe pas en version anglaise), autrement dit, c'est encore moins libre que le droit d'auteur classique.
Je suis peut être mauvais en géométrie, mais pour moi les artistes sous CC-By-nc-nd s'éloignent encore plus du libre que ceux qui ne prétendent pas faire de musique libre en mettant juste (c) auteur date. Donc, l'assertion on s'approche de très près du libre est pour moi soit liée à la méconnaissance du libre (ce qui démontre une incompétence), soit volontairement mensonger. Dans les deux cas, ça m'énerve un tantinnet.
Je sais les gens du libre sont castrateurs à ne pas donner la liberté à tout le monde de faire ce qu'ils veulent et de se donner une filiation avec le logiciel libre. Mais les 4 libertés sont quand même un peu le PGCD de tous les projets (bsd, gpl, linux, osi, mozilla), et c'est un peu comme si c'était la base du succès. Pour copier le succès du libre, une des méthodes est peut être d'en appliquer les bases plutôt que s'en faire valoir trompeusement à la mode marketoïde.
[^] # distance au libre ?
Posté par Jul (site web personnel) . En réponse à la dépêche BetiZFest (59) : Quand la musique Libre et le logiciel Libre font la fête !. Évalué à 1.
Considérons un point éloigné du libre facilement obtenu avec le régime de droit d'auteur classique (l'origine) qui interdit la modification, la commercialisation sans l'accord des ayant droits et l'utilisation sans l'accord des ayant droits. On est au point A qui est la base du droit d'auteur.
Considérons le logiciel libre comme un point B qui accorde aux utilisateurs :
- liberté d'utilisation (même commerciale) non discriminatoire ;
- liberté de modification
- liberté d'étudier (genre mettre à dispo des tablatures)
- liberté de redistribuer.
Considérons la situation intermédiaire CC (à 80% CC-BY-NC-ND selon les stats, je vais donc raisonner en moyenne statistique)
on a parcouru quelle distance entre le point A & B ?
Apparemment on est resté au droit d'auteur classique :
- pas de liberté d'utilisation non discriminatoire;
- pas de modif ;
- la mise à dispo des partoches est par défaut interdite (liberté 3&4 interdites)
- redistribution sous condition
Avec la confusion en plus (les CC sont libres et propriétaires mélangées).
On a par ailleurs pas bougé d'un poil en terme de gain de liberté sauf que si on lit le texte juridique français on a en plus une clause SACEM non existante dans la cc en anglais
Résultat des comptes, c'est encore plus restrictif que le droit d'auteur classique, plus incertain (la clause n'existe pas en version anglaise), autrement dit, c'est encore moins libre que le droit d'auteur classique.
Je suis peut être mauvais en géométrie, mais pour moi les artistes sous CC-By-nc-nd s'éloignent encore plus du libre que ceux qui ne prétendent pas faire de musique libre en mettant juste (c) auteur date. Donc, l'assertion on s'approche de très près du libre est pour moi soit liée à la méconnaissance du libre (ce qui démontre une incompétence), soit volontairement mensonger. Dans les deux cas, ça m'énerve un tantinnet.
Je sais les gens du libre sont castrateurs à ne pas donner la liberté à tout le monde de faire ce qu'ils veulent et de se donner une filiation avec le logiciel libre. Mais les 4 libertés sont quand même un peu le PGCD de tous les projets (bsd, gpl, linux, osi, mozilla), et c'est un peu comme si c'était la base du succès. Pour copier le succès du libre, une des méthodes est peut être d'en appliquer les bases plutôt que s'en faire valoir trompeusement à la mode marketoïde.