En fait, je n'ai fait que la synthèse vu que ta prose était suffisamment claire.
Il n'est pourtant pas évident de faire la différence entre le droit d'auteur, le droit commercial et des affaires et leurs interactions. [1]
C'est un peu la difficulté, d'ailleurs, et là où l'interopérabilité n'aide pas complètement (ou ne suffit pas).
Continuer de légaliser l'interopérabilité, c'est simplement nous donner (à la communauté du libre) les outils pour nous protéger. L'approche initiale voudrait plutôt (dans le sens de la loi) travailler et donc demander les spécifications permettant une implémentation naturelle, ce que peu d'entreprises fournissent en réalité. Cela rend le reverse-engineering indispensable, mais plus coûteux en temps et plus limité en fonctionnalités, initialement, au détriment des utilisateurs.
Au mieux, une demande reçoit une réponse (parfois à côté), le plus souvent elle est ignorée [2]. A croire que cela devient un principe de protection ("oula on va nous voler notre propriété intellectuelle si nous filons nos spécifications").
Le reverse-engineering devient alors la norme, reste dans la légalité par chance, à croire que l'entreprise initale ne souhaite pas le bien de ses clients et souhaite encore moins permettre aux développeurs de travailler.
Dans l'esprit des brevets (ceux d'origine), je préférerais de beaucoup faire passer dans la loi des condamnations (économiques au minimum) à ceux qui ne collaborent pas avec la communauté du libre. Les brevets étaient initialement là pour inciter au partage des connaissances, afin d'éviter un verrou (et une perte de connaissance sèche) ; la loi aujourd'hui devrait suivre dans un esprit de libre concurrence et promouvoir *uniquement* les formats ouverts. Un contributeur du libre n'est ni plus ni moins qu'un client voire un partenaire, pourquoi lui mettre des batons dans les roues ? A croire que tout est fait pour étouffer l'innovation plutôt que contribuer à la développer.
Je ne rappellerais qu'un exemple : à l'époque du minitel, se rendre à son agence permettait d'obtenir les plans (blue-print) du minitel ainsi que les protocoles utilisés (sur papier glacé). Je l'ai fait à l'époque, j'ai encore les spécifications cordialement et gratuitement fournies.
C'est AMHA bien la situation actuelle qui est anormale : vendre un produit induit déjà des responsabilités (ne pas mettre son chat au micro-onde), en fournir les spécifications devrait en faire plus naturellement partie, non ? Il s'agit en tout cas de l'interopérabilité telle que je la comprends, au minimum au travers de la fourniture des spécifications.
[1] http://www.gnu.org/philosophy/not-ipr.fr.xhtml en résumé :
le droit d'auteur est différent de droit des marques et différent des brevets, car relevant de juridictions (et finalités) différentes. Ne serait-il pas plus profitable de promouvoir la richesse intellectuelle ?
[2] j'ai un exemple précis en tête : le travail technique est possible avec une entreprise, simplement au moment d'obtenir une licence de distribution acceptable il n'y a pas moyen d'obtenir de réponse officielle malgré les demandes (hormis "un manque de temps"...). C'est bien la différence entre les contacts techniques que nous réussissons à obtenir et qui sont généralement collaboratifs ; quand il s'agit de droit, soudain, ce sont les abonnés absents (ce qui est dommage pour le moins).
C'est la difficulté dans le libre : le droit et le technique vont de pair, cela permet de se rendre compte que le choix de la licence n'est pas si anodin même si la réalisation est triviale (ou pas).
[^] # Re: Merci
Posté par BAud (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le droit du logiciel (libre) : état et évolutions. Évalué à 5.
Il n'est pourtant pas évident de faire la différence entre le droit d'auteur, le droit commercial et des affaires et leurs interactions. [1]
C'est un peu la difficulté, d'ailleurs, et là où l'interopérabilité n'aide pas complètement (ou ne suffit pas).
Continuer de légaliser l'interopérabilité, c'est simplement nous donner (à la communauté du libre) les outils pour nous protéger. L'approche initiale voudrait plutôt (dans le sens de la loi) travailler et donc demander les spécifications permettant une implémentation naturelle, ce que peu d'entreprises fournissent en réalité. Cela rend le reverse-engineering indispensable, mais plus coûteux en temps et plus limité en fonctionnalités, initialement, au détriment des utilisateurs.
Au mieux, une demande reçoit une réponse (parfois à côté), le plus souvent elle est ignorée [2]. A croire que cela devient un principe de protection ("oula on va nous voler notre propriété intellectuelle si nous filons nos spécifications").
Le reverse-engineering devient alors la norme, reste dans la légalité par chance, à croire que l'entreprise initale ne souhaite pas le bien de ses clients et souhaite encore moins permettre aux développeurs de travailler.
Dans l'esprit des brevets (ceux d'origine), je préférerais de beaucoup faire passer dans la loi des condamnations (économiques au minimum) à ceux qui ne collaborent pas avec la communauté du libre. Les brevets étaient initialement là pour inciter au partage des connaissances, afin d'éviter un verrou (et une perte de connaissance sèche) ; la loi aujourd'hui devrait suivre dans un esprit de libre concurrence et promouvoir *uniquement* les formats ouverts. Un contributeur du libre n'est ni plus ni moins qu'un client voire un partenaire, pourquoi lui mettre des batons dans les roues ? A croire que tout est fait pour étouffer l'innovation plutôt que contribuer à la développer.
Je ne rappellerais qu'un exemple : à l'époque du minitel, se rendre à son agence permettait d'obtenir les plans (blue-print) du minitel ainsi que les protocoles utilisés (sur papier glacé). Je l'ai fait à l'époque, j'ai encore les spécifications cordialement et gratuitement fournies.
C'est AMHA bien la situation actuelle qui est anormale : vendre un produit induit déjà des responsabilités (ne pas mettre son chat au micro-onde), en fournir les spécifications devrait en faire plus naturellement partie, non ? Il s'agit en tout cas de l'interopérabilité telle que je la comprends, au minimum au travers de la fourniture des spécifications.
[1] http://www.gnu.org/philosophy/not-ipr.fr.xhtml en résumé :
le droit d'auteur est différent de droit des marques et différent des brevets, car relevant de juridictions (et finalités) différentes. Ne serait-il pas plus profitable de promouvoir la richesse intellectuelle ?
[2] j'ai un exemple précis en tête : le travail technique est possible avec une entreprise, simplement au moment d'obtenir une licence de distribution acceptable il n'y a pas moyen d'obtenir de réponse officielle malgré les demandes (hormis "un manque de temps"...). C'est bien la différence entre les contacts techniques que nous réussissons à obtenir et qui sont généralement collaboratifs ; quand il s'agit de droit, soudain, ce sont les abonnés absents (ce qui est dommage pour le moins).
C'est la difficulté dans le libre : le droit et le technique vont de pair, cela permet de se rendre compte que le choix de la licence n'est pas si anodin même si la réalisation est triviale (ou pas).