• [^] # Re: pas tout compris

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Sondage « les utilisateurs et le logiciel libre ». Évalué à 0.

    L'open source n'est pas du libre (et vice versa) ?

    Peut être du point de vue du discours l'open source est un discours tainté pour certains «entreprises», le libre tainté «communautés» mais dans la pratique, les tenants des deux «discours» sont à la fois en entreprise, et dans des projets. Donc je ne suis pas sur que la distinction existe ailleurs que sur le papier. Dans la pratique je trouve pas openBSD moins libre que Debian, ni debian moins open source qu'openBSD.
    Si différence il y a, je ne la vois toujours pas depuis 10 ans que je pratique. Les deux en tout cas sont équivalentes sur le plan des pratiques et des licences. Pour le reste, qu'il y a t'il d'important que je ne vois pas ? Que parler du libre plairait moins à la figure mythologique du «décideur» ? (La mythologie, c'est le truc pour faire peur aux enfants, n'est ce pas ? )

    La police du libre.

    Je ne juge pas un projet sur rapport à ce qu'il partage de mes convictions ou de LA vision (je ne la connais pas par ailleurs), mais à l'adéquation entre le discours, les actes et les résultats. Pour l'instant, je dis juste que je ne comprend pas le projet de l'ass2l car ses moyens ne sont pas en conformité avec ses buts, et que le passé m'a appris que la licence (je deviens plutôt BSD que GPL avec le temps) et les formats ouverts ne garantissent l'aspect libre d'un projet. Windows est truffé de BSD (ping, le client FTP cli les «SFU» (service for unix gratuitement téléchargeables)....) et participe au W3C (xml) , mac osx aussi (open Darwin), cela n'en fait pas des projets moteurs dans le libre. Que leur manquent ils ? (C'est pourtant pas faute d'essayer.) Si le fait que le mot «libre» vous plaise, mais que vous trouviez la définition trop contraignante, je peux vous suggérer de remplacer libre par «développement durable», «agriculture raisonnée», «éthique» ce sera probablement aussi bon pour l'image, et en plus il y aurait moins de contradicteurs.

    L'ass2l = beaucoup de TPE.

    Bien, ce n'est pas le nombre qui fait la pertinence d'un choix, sinon, je serais malheureux avec mon linux.

    La forme de la structure.

    Elle a moins d'importance que le projet. Quel est il ? Pourquoi si le but c'est d'influencer (comme indiquer dans la page de description), il n'y a t'il pas de poids lourds comme Bull (Jonas) IBM, upperto (devoteam), cap gemini ?

    Pratiquer LA vision du libre qui ne serait pas la bonne et realpolitik (ai je l'air de me la jouer commissaire politique ? ).

    Il y a un socle commun (Free Software Debian Guideline, FSF, OSI, *BSD) qui vient de l'informatique libre, je pense que vu leur constance dans le respect de leurs principes et la reconnaissance qu'ils ont aujourd'hui par leurs pratiques, on peut peut être leur accorder qu'ils ont peut être édicté des principes sains ? Le pragmatisme (la realpolitik) c'est pour moi d'accorder un respect durable aux précurseurs (stallman compris) quand ils ont prouvé avoir raison.
    Ironiquement, contrairement à l'ass2L qui se veut «pragmatique», et qui va expliquer aux entreprises ce qui serait mieux (prosélitysme), je n'en fais pas : je peux expliquer pourquoi je trouve le libre fun, mais je me contrefous d'aller sauver les pauvres âmes égarées. Quelle est la démarche qui est la plus orientée «police politique» ?

    L'alternative.

    Une alternative, plusieurs choix (voir le dico). Quand on a seul un autre choix, c'est plus vraiment la liberté, au mieux c'est le supermarché.

    La stratégie des petits pas. (Tout n'est pas parfait, et on ne change pas les choses en étant ferme)

    Comme avec les CC, où l'on promeut le freeware et le shareware comme étant presque libre, je pense que c'est une voie sans issue. Le succès du libre/open source réside à mon avis dans le fait d'avoir fixé des limites claires et simples. (contre exemple : les CC)
    http://www.libroscope.org/Vers-une-liberte-definie-Creative
    Si l'idée plait aux autres, tant mieux, sinon, je ne vois pas de bonne raisons de transiger pour avoir une masse plus grande. Le nombre me semble pertinent que pour le berger qui veut compter son troupeau.

    Conclusion.

    Je n'ai pas l'habitude de juger un livre à sa couverture, et comme là il n'y a que la préface d'écrite, et qu'elle est déjà pas très claire, je me permet même si il y a la couverture «libre/open source (c'est bon mangez en©®)» de dire ce que j'en pense : pour l'instant j'ai un doute sur cette association dont je me demande si elle vogue sur la vague de «l'institutionnalisation» du libre ou si elle a un projet «libre» conforme à l'intitulé de son association.

    À titre amusant, on remarquera que tous les partis politiques ont une volonté farouche pour lutter contre l'injustice, et que quand on les met ensemble pour «améliorer la situation», malgré un consensus d'intention plus fort que le libre, rien n'en sort.