• [^] # Re: Ha ha ha

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Disparition de M. Gilles KAHN, Président de l'INRIA, membre de l'Académie des Sciences. Évalué à 1.

    ahhhhhh !! Voilà un discours construit :-)

    Très intéressant. Effectivement tu pointes un problèmes bien français issu en grande partie (je pense) de la culture un peu trop administrative de l'élite qui, pour une part d'entre elle, vie encore au XIXème siècle, mais aussi du fait que les élèves de grandes écoles ne font pas de thèses, ce qui implique ce qui est fabuleusement bien expliquer dans ce post : https://linuxfr.org/comments/626655.html#626655.
    En plus on est gouverné (même dans les grandes entreprises) par des énarques qui ne savent qu'écrire des belles phrases. Evidemment, n'ayant jamais fait d'études sérieuses, ils ne connaissent rien à la technique.

    Résultat, comme tu le pointes, la R&D est conçu comme pourvoyeuse de royalties.

    Reste que ça n'empêche pas ce que j'ai dit plus haut - et j'en ai expliqué les raisons - : refuser de bien vouloir consacrer une partie de l'effort de recherche à des applications industrielles qui vont ensuite être développées, étendues, comme google le fait par exemple, est une conception suicidaire.

    L'INRIA a pour politique de chercher à faire des valorisations industrielles et/ou de créer des start-up via INRIA-Transfert.
    Je suis assez d'accord avec toi sur la bêtise de la politique des grosses boites que tu pointes assez bien. Mais, l'INRIA peut donner lieu à des réussites ne faisant pas intervenir de brevets logiciels en créant des start-up faisant fructifier une technologie, éventuellement (tant mieux) libre.

    Ne te focalise donc pas trop vite sur les brevets, ils sont parfois capable de faire autrement.

    Pour ma part, je suis à contre-coeur, et comme RMS pour les brevets défensifs quand il n'y a pas le choix (risque de se faire piquer le brevet et de se voir interdire de diffuser en licence libre un logiciel à l'origine de la technologies brevetée.

    Que penses-tu de cette approche ?

    « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker