• # Expiration des DRM

    Posté par . En réponse à la dépêche Les bibliothèques anglaises se préoccupent de la prolifération des DRM. Évalué à 10.

    Qu'adviendra-t-il de ma copie "DRM protected" d'une oeuvre Disney qui aurait du/devra tomber dans le domaine public un jour ou l'autre ?

    Etant donnés la vitesse de progression des performances des ordinateurs, dans 70 ans n'importe ordinateur d'entrée de gamme sera suffisamment puissant pour craquer les protections actuelles par une simple attaque bruteforce. Lorsque le DES est sorti, essayer toutes les combinaisons était impensable. Puis ça a été rendu possible sur des supercalculateurs en quelque mois. Aujourd'hui c'est possible en quelques jours sur une ferme de PCs. Et l'informatique n'a même pas 70 ans.

    A l'heure actuelle, les DRMs ne vivent pas plus de quelques mois. Pour des raisons de coût, les fabricants cherchent des solutions implémentables sur du matériel bon marché. Il serait possible d'implémenter des systèmes bien plus performants mais ça nécessiterait un puce spécialisée dans chaque lecteur, donc moins de profits. Et puis si ça suffit à décourager la majorité des utilisateurs, c'est suffisant pour les éditeurs. Donc tant que le contournement des DRM reste légal il n'y aura pas blocage, je pense. Ca emmerdera juste tout le monde (et surtout les bibliothécaires).

    Et tant qu'on est dans la préservation des oeuvres, il n'y a pas que les DRMs qui posent problème. La plupart des oeuvres ne sont plus profitables pour les ayant droit bien avant l'expiration de leur droits. Beaucoup studios de cinéma laissent pourrir dans leurs caves des oeuvres qui n'ont pas 90 ans. Il y a un ou 2 ans, on s'est ainsi aperçu que les bobines _originales_ de films amaricains devenus des classiques étaient gravement endommagées et ce de façon irréversible car stockées sans aucune précaution (humidité entre autres) . Ca avait tellement ému l'opinion qu'un député avait proposé que toute oeuvre dont le détenteur n'assurait pas la préservation tombe immédiatement dans le domaine public. Ce n'est pas allé bien loin, malheureusement.