• [^] # Re: C'est n'importe quoi

    Posté par . En réponse à la dépêche DADVSI : c'est reparti. Évalué à 2.

    Les seuls qui sont perdant seront les distributeurs (fnac et autre) , toute facon ils ont aucune raison d'exister dans un domaine numérique
    Alleluia!!! C'est un argument qui m'est cher et que je n'entends que trop rarement, et qui du coup mérite d'être souligné. De mon point de vue, les distributeurs n'avaient de raison d'exister jusqu'à l'ère du numérique que pour permettre aux auteurs d'avoir une visibilité, que pour "produire" des supports physiques en grandes quantités.

    Du côté de la meilleure "justice" pour les auteurs, il ne faut pas oublier un aspect : c'est que cette justice ne saurait être objective. Elle est forcément définie par des choix politiques. Ainsi, une rémunération proportionelle au nombre de morceaux téléchargés est très favorable aux auteurs/interpretes (ayant-droit) populaires mais est défavorable aux artistes dit "indépendants", donc à la diversité. Un choix de rémunération dont le montant serait défini selon la racine carrée du nombre de téléchargements serait plus favorable à la diversité mais plus défavorable aux auteurs populaires. Si l'on décide, de plus, de prendre en compte les revenus des concerts, cela peut vite compliquer les calculs, mais n'est pas inintéressant pour bâtir des modèles de rémunération des artistes. De mon point de vue, concerts+racine_carrée(Nb_telechargements) est un modèle cohérent (l'art doit être rémunéré mais ne doit pas être motivé par le gain au risque de travestir l'art (Starac', toussa...)) et encourageant.

    Enfin, sur la question de la musique francaise ou anglophone, les enjeux sont énormes. J'ai la flemme de chercher mais je vous renvoie au RAMSES 2003 (http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2100063693/402-3889856(...) qui traite de l'enjeu des modèles culturels, même si le point de vue est plus axé sur la cinématographie.