• [^] # Re: C'est n'importe quoi

    Posté par . En réponse à la dépêche DADVSI : c'est reparti. Évalué à 3.

    Laurent Petitgirard n'est définitivement pas un informaticien, mais le monsieur est plutôt ouvert au dialogue (preuve : ce fil de forum d'une longueur record).

    Il me semble que suite à tous les échanges qu'il a eu récemment, il doit être relativement bien au fait de tous les aspects du problème (autant que sa maîtrise de l'informatique lui permet, hein !).

    S'il est encore pro-DRM ce n'est pas sa religion, c'est juste qu'il n'a été convaincu par aucune autre solution.
    Ensuite, n'étant pas trop versé dans la technique, il ne sait pas trop comment les mettre en oeuvre de manière acceptable... il propose, mais comme tu le soulignes, ce n'est pas convaincant.

    Il n'est pas non plus opposé à la licence globale pour le principe, mais seulement à cause de quelques difficultés techniques :
    1 - méthode de répartition par sondage (comme la redevance actuelle) : rend "invisible" tous les artistes se trouvant sous un certain seuil
    2 - le fait que la moitié du pactole soit dédié aux droits voisins, alors qu'on présente la LG comme moyen de compenser la baisse des ventes de CDs, sur lesquels les titulaires de droits voisins ne touchent rien (bref, il pense que les auteurs compositeurs y perdent)
    3 - le fait de ne pas imposer de limites va inciter l'audionaute français à télécharger des quantités invraisemblables de musique dont une part écrasante va être d'origine anglo-saxone, faute d'une offre francophone assez conséquente (le comportement actuel du français moyen chez un disquaire étant d'acheter en priorité les artistes qu'il connaît bien, souvent francophones) : résultat, le pactole serait dissiminé à l'étranger, d'où problème pour la création francophone
    4 - en relation avec la part qui revient aux interprêtes : les sociétés d'interprètes n'ont pas d'accords avec leurs homologues à l'étranger pour répartir les droits (en effet, les droits voisins sont une spécificité française). D'où un problème pour redistribuer ces droits de manière juste (il faudrait que tous les interprètes du monde désirant toucher leurs droits aillent s'inscrire dans une société française... ce qui devient ingérable)

    On pourrait régler 2 et 4 en réduisant la part dédiée aux droits voisins à sa portion congrue.
    Mais les points 1 et 3 se révèlent plus ardus à corriger.
    (Moyens intrusifs et très lourds pour savoir exactement ce qui est effectivement téléchargé pour le 1,... quant au 3, que faire ?).