• [^] # Re: utilisation

    Posté par . En réponse à la dépêche DADVSI : c'est reparti. Évalué à 4.

    Si on pousse le raisonnement au bout, dès lors qu'il reste la possibilité entre deux personnes d'échanger de l'information, il y a possibilité de créer des canaux caché échappant à tout contrôle.

    On peut en effet convertir un fichier binaire (i.e. utilisant l'alphabet {0 , 1}) avec un autre alphabet {bisounours, porcinet} en le cryptant au passage avec des algos classiques de cryptographie. Ensuite on envoie le fichier sous forme de suite des mots "bisounours" et "porcinet" sur un réseau entièrement sous écoute. A moins qu'ils ne soit écrit quelque part dans la loi qu'il est interdit d'envoyer 25000 fois de suite le mot "bisounous", on peut ainsi échapper à tout contrôle et faire passer un document potentiellement interdit à l'échange.

    C'est un exemple simple qui peut servir à expliquer que les DRM peuvent n'avoir qu'une porté limité et temporaire pour résoudre le piratage des fichiers soumis à la propriété intellectuelle. Seulement elle peut avoir des effets non limité et non temporaire sur le développement des LL et notement sur le marché des LL sur lequel la France a un potentiel très fort.

    La loi peut-être se résumer ainsi : Le contrôle ciblé sur internet (i.e. fichier musicaux mais pas bulletin de santé) est quasi impossible à mettre en place mais peut avoir des conséquences culturelles et économiques assez néfastes pour un pays qui a besoin de trouver de nouveaux marchés. Sans forcément prendre parti contre les DRM, il faut surtout prendre le temps du débat puisque les solutions sont loin d'être évidentes.