• # Oui, mais que faire ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Pilotes binaires dans Linux: quel est le problème ?. Évalué à 10.

    Voilà un article utile !

    J'ai souvent fait des remarques de ce genre... et je me suis souvent fait moinser dessus. Il faut dire que je les ai faites en commentaire sur des annonces de nouveaux pilotes binaires ATI/nVidia et que ça gâchait peut-être la fête du nouveau pilote (buggé) de la mort pour la dernière carte 3D qui coûte le prix d'une console complète.

    Maintenant, quelles sont les possibilités pour se sortir de cette situation ?

    Si les développeurs du noyau refusaient totalement les pilotes binaires à partir de demain, ça pourrait limiter plus la diffusion de Linux que celles des matériels coupables...
    Peut-être pourraient-ils déjà afficher au démarrage un message du genre "Attention, en raison de la présence d'un pilote propriétaire fermé (closed source) pour tel matériel dans votre noyau, l'intégrité de votre système ne peut être garantie" ?
    Il faudrait peut-être utiliser le terme "non-certifié". Si ça pouvait déjà garantir que les constructeurs ne vendent pas comme "certifiées Linux" des machines contenant du matériel ne fonctionnant qu'avec des pilotes propriétaires, ce serait déjà un premier pas.

    Une page sur kernel.org ou directement dans la doc du noyau avec la liste des matériel supportés par le kernel officiel pourrait fournir une véritable référence pour le choix de matériel (ce qui existe actuellement manque un peu de visibilité). En demandant aux constructeurs qui fournissent leurs spécs de fournir une table de conversion entre le type technique de leur matériel (vu par les pilotes) et les dénominations commerciales de ses variantes compatibles, ça pourrait être faisable.

    En attendant, au niveau de LinuxFr, pourquoi ne pas déjà arrêter de passer les annonces de pilotes propriétaires, en tout cas en première page ?

    Et le "nerf de la guerre", c'est qu'au niveau de chaque utilisateur, il est important d'acheter préférentiellement du matériel dont les spécifications sont disponibles plutôt que du matériel supporté uniquement par des pilotes binaires.
    Nous votons avec notre argent : si nous achetons sans réticence du matériel supporté uniquement par des pilotes binaires, uniquement sur les plateformes les plus classiques et sans garantie que le support continuera une fois que le modèle ne sera plus produit, c'est un signe clair pour les constructeurs qu'ils n'ont pas à faire d'effort pour faire mieux. C'est comme cela qu'ATI a interprété le succès de nVidia y compris sur Linux...
    Et les petits ruisseaux formant les grandes rivières, il faut prendre conscience que vous êtes responsable du futur (ça ne vaut pas que pour Linux, d'ailleurs).

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone