• [^] # Re: Quelques bizareries dans le texte

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Pétition EUCD.info « Non au projet de loi DADVSI ! ». Évalué à 1.

    > " Ou plus simplement, que les producteur impose d'avoir un tourne disque pour lire un vinyl ? "

    Le producteur ici n'impose pas d'utiliser un tourne disque pour lire un vinyl, il impose une marque et un modèle de tourne disque, ce qui est bien différent.
    Ton analogie n'est pas très bonne d'ailleurs, ce qui se passe plutôt, pour rester dans le même domaine, c'est que pour toute platine achetée, on te met avec un vinyl, que tu l'aimes ou pas, que tu l'aies déjà ou pas...

    > " Ou que pour lire le dernier texte d'un écrivain on est généralement obligé d'acheter un petit tas de papier relier qu'on appel un livre ? "

    Ici le livre est le support, si tu veux avoir l'histoire entre les mains pour la lire le soir dans ton lit, il te faudra acheter le livre, certes, mais parcequ'il n'y a pas moyen de te vendre les lettres imprimées sur du vent.
    Un logiciel peut être pressé sur un cd, un dvd... on est pas obligé de te fournir une machine complète pour te le procurer, à partir de là le logiciel est totalement indépendant, ça peut marcher avec, mais il n'est pas nécéssaire.

    Encore une fois tu as inversé le problème, c'est que pour tout livre acheté on te met la même histoire.
    Imagine tu achètes un cahier pour y écrire ton journal intime, et toutes les pages sont déjà remplies ?
    Ce n'est pas parceque on peut imprimer Hamlet sur du papier, que sur chaque papier imprimé on doit y imprimer Hamlet... Et c'est ce qu'il se passe.

    J'éspère t'avoir éclairé sur ce point. :)

    Sinon,

    > " Que l'économie devienne immatérielle ne change rien à ses régles de fonctionnement. Si les gens aiment, ils achétent, et cela oriente les producteurs, et inversement. "

    Bah si l'économie devient immatérielle, alors les coûts de distribution deviennent nuls, et un coût nul ça change beaucoup dans un modèle économique.
    Un livre coûte à être imprimé, un cd coûte à être gravé, les distribution linux en boîte se paient (et souvent dans le prix est inclus plus que le logiciel : support...).
    Un logiciel peut se télécharger, se graver pour quelques centimes, déployer un logiciel sur une centaine de postes, ne coûte rien à l'éditeur, au contraire, ça coûte en temps au client !
    Le problème n'est pas d'acheter quelquechose que l'on aime, je disais plus haut pour les logiciels libres en boîte (j'ai parlé de distribution, mais c'est applicable à tout logiciel), je disais "et souvent dans le prix est inclus [...]" parceque tout simplement certaines versions boîtes peuvent être produites uniquement dans le but de permetre à l'utilisateur de contribuer financièrement au projet dont il utilise le produit... Si tu achètes le CD slackware*, et que tu as pour quelque spécifique besoin de bénéficier d'un certain support, ta demande sera traitée en priorité vis à vis d'un simple utilisateur ayant seulement téléchargé l'iso, mais tu peut aussi l'acheter tout simplement parceque c'est un produit que tu apprécies.

    Il est normal lors d'une production matérielle, que les coûts se réduisent avec la quantité commandée, d'où le principe du grossiste...
    Lorsque l'on vent 500 licence à une entreprise, on file un cd (on télécharge sur un site spécialisé ?), avec les 500 licences... Le "principe du grossiste" n'a pas de raison de fonctionner ici...

    Dans l'univers logiciel, appliquer les schémas habituels de distribution, de vente, etc, sont un non-sens. Elles sont justes en vigeur parceque qu'elles sont interessantes pour l'éditeur (et comment !) : pour le coup des 500 licences : 499 (500?) licences vendues sans aucun coût de distribution, et tout autant de marge !

    ( en appartée, si un logiciel est vendu lié, ce n'est pas les chiffres de sa vente qui pourront orienter le/les producteurs ;) )

    voilà :)


    * et pourquoi pas :p

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