• [^] # Re: Oui mais...

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Migrations vers l'open source: pourquoi se taire ?. Évalué à 7.

    Et allez, la vieille antienne selon laquelle Microsoft aurait "lavé" le cerveau des décideurs.

    C'est partiellement vrai pour certains, mais j'ai rencontré pas mal de décideurs avec pas mal d'expérience (comprendre : ils ont commencé l'informatique bien avant l'époque Microsoft), et qui objectivement, après étude rigoureuse de la question arrive à la conclusion qu'utiliser du Microsoft c'est moins cher.

    Pour avoir administré un réseau tout Microsoft, je me suis rendu compte de certains des retards de linux : Pas sûr que ton binaire marche partout malgré les progrès à veniravec la LSB passé en ISO, pas d'ActiveDirectory à proprement parler, des outils comme OBDC/ADO intégrés nativement au système (bien que ça puisse marcher sous linux, mais est-ce aussi simple à installer), et surtout, pour l'éditeur de logiciel, la nécessité de supporter son appli sous plusieurs distrib, avec contraintes d'évolutions.
    Je rappel que "supporter" pour un éditeur, c'est lourd, ça veut dire qu'ils sont capables d'intervenir en cas de problèmes et/ou de t'assurer que le logiciel fonctionne en production sur ta plateforme (ie. le type qui maintient qui administre le réseau in situ peut appeler la hot line de l'éditeur qui s'engage à répondre puisque le logiciel est garanti sur la plateforme). Les entreprises n'achètent pas un logiciel en fait, mais un support.

    La question est aussi : combien de types il faut pour administrer un ou plusieurs serveurs. Malgré que les produits Krosoft soient des usines à gaz, que si l'on ait coché la mauvaise case dans un wizzard ça fait tout planter sans savoir pourquoi, etc.. Malgré cela c'est toujours unifié et il y a une interface.

    Après, pas oublier que pour un décideur, Microsoft sera toujours là, ce qui est moins sûr pour Red Hat, Novell/Suse, Mandriva, etc... Ne me moinssez pas, je parle de ce qu'ils pensent, ils sont peut être pas au courant que ça va mieux.

    Je ne parle pas de la solide réputation de l'hyper technicité/imbitabilité de Linux qui a la vie dure malgré les récents progrès, et du poids monopolistique de Kro.

    Ce dernier point sera légèrement commenté ici même...

    « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker