Non, d'après ma mémoire (qui vaut ce qu'elle vaut, hélas, donc vérifiez si possible) ignorer n'est pas à prendre dans le sens "ne pas savoir".
Ignorer quelqu'un, ce n'est pas ne pas le connaitre, c'est passer à côté de lui sans y faire attention. Nul n'est censé ignoré la loi signifie "nul n'est censé ne pas en tenir compte", d'après ce qui précède. Ce qui est beaucoup plus clair.
Le texte lui même date, et ses formulations en souffrent. Au temps de Dumas, "il paraît" voulait dire : "c'est certain"; aujourdh'ui, cela contient une nuance de doute - genre ma cousine a entendu dire par son grand-père...
Quand à "si on était dans une dictature, on n'aurait pas le droit de la dire" - cet argument est d'une naïveté touchante. Il existe de nombreuse forme de dictature et n'importe qui ayant croisé un professeur d'histoire sait que les plus violentes des dictatures sont aussi les plus inefficaces, voire les moins durables. Le pouvoir a appris assez rapidement que pour durer, il fallait prendre une forme suffisament subtile pour ne pas être dénoncé. Cela mériterait un exposé plus complet, mais ce ne me semble pas vraiment être l'endroit. Juste un exemple : ceux d'entre vous qui travaillent dans des boîtes auront remarqué que depuis quelques années, on peut tutoyer le patron (grosse généralité très approximative). A la limite, on dirait qu'on pourrait même le traiter d'abruti dans un mail à toute la boite sans guère de conséquence.
Est-ce pour autant qu'il cesse d'être le patron ? Oh, non ! En plus d'être le patron, il est réputé pour être "vachement cool".
[^] # Re: La question à 1 euro
Posté par Valdenaire Denis . En réponse à la dépêche À l'approche de l'examen du projet de loi relatif au DADVSI, les webradios se mobilisent. Évalué à 10.
Ignorer quelqu'un, ce n'est pas ne pas le connaitre, c'est passer à côté de lui sans y faire attention. Nul n'est censé ignoré la loi signifie "nul n'est censé ne pas en tenir compte", d'après ce qui précède. Ce qui est beaucoup plus clair.
Le texte lui même date, et ses formulations en souffrent. Au temps de Dumas, "il paraît" voulait dire : "c'est certain"; aujourdh'ui, cela contient une nuance de doute - genre ma cousine a entendu dire par son grand-père...
Quand à "si on était dans une dictature, on n'aurait pas le droit de la dire" - cet argument est d'une naïveté touchante. Il existe de nombreuse forme de dictature et n'importe qui ayant croisé un professeur d'histoire sait que les plus violentes des dictatures sont aussi les plus inefficaces, voire les moins durables. Le pouvoir a appris assez rapidement que pour durer, il fallait prendre une forme suffisament subtile pour ne pas être dénoncé. Cela mériterait un exposé plus complet, mais ce ne me semble pas vraiment être l'endroit. Juste un exemple : ceux d'entre vous qui travaillent dans des boîtes auront remarqué que depuis quelques années, on peut tutoyer le patron (grosse généralité très approximative). A la limite, on dirait qu'on pourrait même le traiter d'abruti dans un mail à toute la boite sans guère de conséquence.
Est-ce pour autant qu'il cesse d'être le patron ? Oh, non ! En plus d'être le patron, il est réputé pour être "vachement cool".