• [^] # Re: Ca commence mal

    Posté par . En réponse à la dépêche Quand Mark Shuttleworth fait le point sur Ubuntu. Évalué à 2.

    « Pour que quelque chose soit payant, il faut que tu ne puisses pas te le procurer gratuitement. Or tout logiciel libre est disponible gratuitement. »

    Je peux gratuitement obtenir des feuilles de papier sur mon lieu de travail. Est-ce pour autant que les feuilles de papiers qui sont au supermarché, les mêmes, sont gratuites ?

    Pour qu'une chose soit payante, il faut qu'un personne demande de l'argent en échange de cette chose. Peu importe si quelqu'un d'autre sur terre te propose la même chose gratuitement.


    « Quand tu achetes une boite Mandriva, tu payes les CDs et le support, mais les packages, ce sont les même que dans le version download.

    Donc oui, dans la pratique, logiciel libre == logiciel gratuit. »

    Parce que tu pars du postulat qu'un logiciel n'est qu'un bout de code. Alors que de nos jours, tout les logiciels sont payant pour leur code mais aussi pour leur support.
    Par ailleurs, quand quelqu'un est payé par une boite pour bosser sur un logiciel libre, on ne peut pas dire que ce logiciel est gratuit pour cette boite, puisqu'elle paye pour ce logiciel... même si on peut télécharger gratuitement ce logiciel.

    Un logiciel libre peut être gratuit ou payant, c'est selon.
    C'est un grossier malentendu que de prétendre que les logiciels libres sont gratuit. Si c'était le cas, ils n'auraient aucune viabilité économique, et par conséquent aucune viabilité sociale.


    « Oui, comme tout, tu peux prendre n'importe quel fanzine gratuit et le vendre, si y'a des abrutis pour l'acheter, tant mieux pour toi. Mais ceux qui veulent peuvent se le procurer gratuitement. »

    Toutefois, s'ils se le procurent gratuitement, ils auront du le chercher eux-même, ils devront eux-même se renseigner pour savoir s'il existe une nouvelle version...
    Par ailleurs, s'ils tiennent à ce fanzine parce que leur activité en dépend, il peuvent aussi vouloir s'assurer que ce fanzine aura les moyens financiers de poursuivre son activité...
    Peut-on vraiment parler d'abrutis ?

    Le gratuit c'est bien gentil. Mais aucun professionnel ne devrait dépendre du gratuit.
    Par définition, le gratuit ne te donne pas le droit d'exiger. Or une grosse boite qui dépend de systèmes informatiques devraient pouvoir exiger ; et pour cela, elle doit payer. L'intérêt du libre, c'est qu'elle sera indépendante dans son paiement, elle ne sera pas obligée de payer une boite précise. Elle pourra même faire la chose en interne. Mais d'une manière ou d'une autre, ce ne sera pas gratuit.