a) Une société ne doit jamais laisser son patrimoine intellectuel dans les mains d'une entreprise privée, d'autant plus lorsqu'elle est étrangère. Laisser Google choisir les oeuvres mises en ligne, c'est lui attribuer un droit de vie ou de mort sur tout un pan de l'histoire qui pourrait être évacué par les choix de celle-ci.
Le non-choix d'une oeuvre par Google n'implique en rien qu'elle ne sera pas numérisée par quelqu'un d'autre.
c) Plus il y aura d'oeuvres en langue anglaise disponibles sur Internet, plus la pensée anglo-saxonne envahira le monde.
Rappelons qu'à une époque la langue et la culture française "envahisait" le monde, cela n'a pas empêché le développement des cultures des autres nations.
d) Il faut donc que les États et les grandes organisations éducatives et culturelles de chacun de nos pays voient à la préservation de notre patrimoine intellectuel. Non seulement voient à sa préservation, mais aussi à sa diffusion et cela avec les moyens modernes de communication: l'Internet et le numérique.
On peut aussi se demander pourquoi on ne trouve pas de mécènes en France prêts à une action simillaire.
e) Enfin, Google ne m'impressionne pas du tout. Ce qui a été fait à date avec Google Print est bien beau: belle présentation à l'écran, photos numériques de livres de qualité remarquable, mais on n'accède à une oeuvre qu'une page à la fois, en mode image. Bien sûr avec la possibilité de la passer en OCR.
Alors pourquoi avoir peur ?
Le travail que nous faisons est d'un ordre tout à fait différent. Nous produisons une édition électronique complète d'une oeuvre, en texte intégral avec mise en page soigneuse et avec la possibilité de navigation à l'intérieur du texte par hyperlien. En traitement de textes, donc des fichiers souples dans lesquels l'on peut utiliser les fonctions de recherche et de remplacement. Enfin, des fichiers téléchargeables qui permettent aux internautes d'être indépendants de nous une fois le fichier téléchargé.
Malgré mon désaccord sur l'initiative de Google, je pense que l'on ne peut pas ne pas féliciter et remercier Jean-Marie Tremblay pour ce travail.
# Pourquoi une telle peur de Google Print
Posté par Eudoxe . En réponse à la dépêche La bibliothèque Classiques Sciences Sociales fête son 5ème anniversaire. Évalué à 3.
Le non-choix d'une oeuvre par Google n'implique en rien qu'elle ne sera pas numérisée par quelqu'un d'autre.
c) Plus il y aura d'oeuvres en langue anglaise disponibles sur Internet, plus la pensée anglo-saxonne envahira le monde.
Rappelons qu'à une époque la langue et la culture française "envahisait" le monde, cela n'a pas empêché le développement des cultures des autres nations.
d) Il faut donc que les États et les grandes organisations éducatives et culturelles de chacun de nos pays voient à la préservation de notre patrimoine intellectuel. Non seulement voient à sa préservation, mais aussi à sa diffusion et cela avec les moyens modernes de communication: l'Internet et le numérique.
On peut aussi se demander pourquoi on ne trouve pas de mécènes en France prêts à une action simillaire.
e) Enfin, Google ne m'impressionne pas du tout. Ce qui a été fait à date avec Google Print est bien beau: belle présentation à l'écran, photos numériques de livres de qualité remarquable, mais on n'accède à une oeuvre qu'une page à la fois, en mode image. Bien sûr avec la possibilité de la passer en OCR.
Alors pourquoi avoir peur ?
Le travail que nous faisons est d'un ordre tout à fait différent. Nous produisons une édition électronique complète d'une oeuvre, en texte intégral avec mise en page soigneuse et avec la possibilité de navigation à l'intérieur du texte par hyperlien. En traitement de textes, donc des fichiers souples dans lesquels l'on peut utiliser les fonctions de recherche et de remplacement. Enfin, des fichiers téléchargeables qui permettent aux internautes d'être indépendants de nous une fois le fichier téléchargé.
Malgré mon désaccord sur l'initiative de Google, je pense que l'on ne peut pas ne pas féliciter et remercier Jean-Marie Tremblay pour ce travail.