Je te trouve dur dans ton commentaire. D'autant plus que tu emploies allègrement les méthodes que tu décries. Le expressions auto-congratulation stupide et imméritée et informer le lecteur au lieu de déformer en sont les deux exemples parfaits, que tu n'étayes en aucun point. Bref, tu contredis de manière purement gratuite (et violente) l'enthousiasme certes excessif, mais pour le moins excusable, de Pierre en insinuant (euphémisme) que ce qu'il avance est totalement faux.
Pour autant, s'il est vrai qu'on ne peut pas dire de but en blanc que les pays du sud on choisi le logiciel libre, des exemples montrant que certains de ces pays ont clairement choisi cette voie, existent (sans être légion certes) en Afrique, Amérique du Sud ou Asie. Quelques uns ont refusé publiquement des offres propriétaires ou déclaré officiellement leur préférence pour les logiciels libre. D'autres ont intégré des éléments législatifs favorables, typiquement la préférence pour les formats ouverts. D'autres enfin ont largement dépassé le stade de la réflexion et mis en route le processus législatif. Pelle-mêle, dans tout ça, on pourra citer le Maroc, la Tunisie, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud, le Brésil, le Vénézuela, l'Inde. Pour finir par les exemples les plus marquant à mon sens, on pourra citer la Commission Économique pour l'Afrique des Nations Unies d'une part qui a publié des recommandations dans ce sens lors des deux derniers CODI (Comité pour le Développement de l'Information) en 2003 et 2005, le NEPAD (New Partnership for Africa Develoment) d'autre part exprime des prises de positions clairement dans le sens des formats ouverts et du logiciel libre dans son soutient à la FOSSFA (Free and Open Source Software Foundation for Africa) et, enfin, de nombreux pays dits "du Sud" qui ont défendu ses engagements dans ce sens (obtention de la préférence pour les formats ouverts en particulier) lors du Sommet Mondial sur la Société de l'Information à Genève en 2003 (et les défendront à nouveau à Tunis le mois prochain comme le montre les résolutions du sommet de préparation d'Accra et du CODI4).
Ce n'est certes pas l'immense majorité de ces pays qui se lancent individuellement et officiellement sur cette voie, mais les instances représentatives manifestent clairement leur soutient à l'informatique "ouverte" et/ou libre, et montrent, me semble-t-il l'existence d'un mouvement fort, loin d'être anodin, et qui n'a rien à mon sens de sensationaliste.
Pour ce qui est des RALLs en particulier, l'évènement me semble être une expression forte traduisant l'intérêt(et souvent plus) des pays africains francophones pour le logiciel libre. Je crois pas que tout cela puisse se résumer à juste quelques dizaines de personnes se sont déplacées à un rendez-vous commun sur les logiciels libres. C'est faux, c'est bas, et c'est surtout insultant pour tous ceux qui se sont impliqués dans la création et l'organisation de ces rencontres certes, mais également de tout le réseau associatif (AAUL et les LUGs participants) et politique (ministères, instances représentatives) sur lesquelles elles s'appuient. Les RALLs, n'étant certainement pas l'expression fort et unanime des pays du Sud, tout comme les RMLLs ne sont pas l'expression unanime des informaticiens de la planète, n'en reste pas moins un évènement fort si on le remet dans le contexte. En effet, si pas mal d'entre nous (français, européen, voire de plus loin) peuvent se fendre d'un billet de train ou d'avion pour assister aux RMLLs, il n'en va pas de même des africains, quel que soit leur degré de motivation. Je suis peut-être naïf, mais parvenir à déplacer une 100e de personnes avec les coûts et les démarchent administratives (obtention de visa en particulier) que cela implique pour les participants (dont la plupart doivent être financés à 100%) est loin d'être anodin et demande clairement une implication des instances politiques de certains pays participant et des instances associatives et représentatives (AAUL et AIF en l'occurence).
En tout cas, comme on dit, la critique est toujours aisée, et c'est particulièrement le cas quand elle est gratuite... Et puis je vais m'arrêter là, parce que je sens que je vais rapidement tomber dedans aussi et sombrer dans les remarques hautement constructives sur les balais, les paillassons et les culs vissés sur leur chaise. Du coup, je vais laisser par pure feignantise le soin au lecteur de chercher les documents auxquels je fais référence et se faire sa propre idée, et vais m'en retourner à la préparation de ce petit rendez-vous commun.
[^] # Re: Information contre déformation
Posté par Cédric Blancher . En réponse à la dépêche L'Afrique bouge aussi : 2ndes Rencontres Africaines du Logiciel Libre. Évalué à 1.
Pour autant, s'il est vrai qu'on ne peut pas dire de but en blanc que les pays du sud on choisi le logiciel libre, des exemples montrant que certains de ces pays ont clairement choisi cette voie, existent (sans être légion certes) en Afrique, Amérique du Sud ou Asie. Quelques uns ont refusé publiquement des offres propriétaires ou déclaré officiellement leur préférence pour les logiciels libre. D'autres ont intégré des éléments législatifs favorables, typiquement la préférence pour les formats ouverts. D'autres enfin ont largement dépassé le stade de la réflexion et mis en route le processus législatif. Pelle-mêle, dans tout ça, on pourra citer le Maroc, la Tunisie, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud, le Brésil, le Vénézuela, l'Inde. Pour finir par les exemples les plus marquant à mon sens, on pourra citer la Commission Économique pour l'Afrique des Nations Unies d'une part qui a publié des recommandations dans ce sens lors des deux derniers CODI (Comité pour le Développement de l'Information) en 2003 et 2005, le NEPAD (New Partnership for Africa Develoment) d'autre part exprime des prises de positions clairement dans le sens des formats ouverts et du logiciel libre dans son soutient à la FOSSFA (Free and Open Source Software Foundation for Africa) et, enfin, de nombreux pays dits "du Sud" qui ont défendu ses engagements dans ce sens (obtention de la préférence pour les formats ouverts en particulier) lors du Sommet Mondial sur la Société de l'Information à Genève en 2003 (et les défendront à nouveau à Tunis le mois prochain comme le montre les résolutions du sommet de préparation d'Accra et du CODI4).
Ce n'est certes pas l'immense majorité de ces pays qui se lancent individuellement et officiellement sur cette voie, mais les instances représentatives manifestent clairement leur soutient à l'informatique "ouverte" et/ou libre, et montrent, me semble-t-il l'existence d'un mouvement fort, loin d'être anodin, et qui n'a rien à mon sens de sensationaliste.
Pour ce qui est des RALLs en particulier, l'évènement me semble être une expression forte traduisant l'intérêt(et souvent plus) des pays africains francophones pour le logiciel libre. Je crois pas que tout cela puisse se résumer à juste quelques dizaines de personnes se sont déplacées à un rendez-vous commun sur les logiciels libres. C'est faux, c'est bas, et c'est surtout insultant pour tous ceux qui se sont impliqués dans la création et l'organisation de ces rencontres certes, mais également de tout le réseau associatif (AAUL et les LUGs participants) et politique (ministères, instances représentatives) sur lesquelles elles s'appuient. Les RALLs, n'étant certainement pas l'expression fort et unanime des pays du Sud, tout comme les RMLLs ne sont pas l'expression unanime des informaticiens de la planète, n'en reste pas moins un évènement fort si on le remet dans le contexte. En effet, si pas mal d'entre nous (français, européen, voire de plus loin) peuvent se fendre d'un billet de train ou d'avion pour assister aux RMLLs, il n'en va pas de même des africains, quel que soit leur degré de motivation. Je suis peut-être naïf, mais parvenir à déplacer une 100e de personnes avec les coûts et les démarchent administratives (obtention de visa en particulier) que cela implique pour les participants (dont la plupart doivent être financés à 100%) est loin d'être anodin et demande clairement une implication des instances politiques de certains pays participant et des instances associatives et représentatives (AAUL et AIF en l'occurence).
En tout cas, comme on dit, la critique est toujours aisée, et c'est particulièrement le cas quand elle est gratuite... Et puis je vais m'arrêter là, parce que je sens que je vais rapidement tomber dedans aussi et sombrer dans les remarques hautement constructives sur les balais, les paillassons et les culs vissés sur leur chaise. Du coup, je vais laisser par pure feignantise le soin au lecteur de chercher les documents auxquels je fais référence et se faire sa propre idée, et vais m'en retourner à la préparation de ce petit rendez-vous commun.