Désolé pour les sinistres anglophobes qui hantent LinuxFr, mais j'ai la flemme de traduire... (les autres, j'en suis sûr, apprécieront)
(Tiré de Hitchhicker's Guide to the Galaxy, The trilogy of four, Ed. Picador, p140)
At that moment however a flash of light arced through the structure and revealed in stark relief the patterns that were formed on the dark sphere within. Patterns that Arthur knew, rough blobby shapes that were as familiar to him as the shape of words; part of the furniture of his mind. For a few seconds he sat in stunned silence as the images rushed around his mind and tried to find somewhere to settle down and make sense.
Part of his brain told him that he knew perfectly well what he was looking at and what the shapes represented whilst another quite sensibly refused to countenance the idea and abdicated reponsibility for any further thinking in that direction.
The flash came again, and this time there could be no doubt.
'The Earth ...' whispered Arthur.
'Well, the Earth Mark Two in fact,' said Slartibartfast cheerfully. 'We're making a copy from our original blueprints.'
En revanche, autant que je me souvienne et suite à un re-feuilletage rapide pour retrouver le passage ci-dessus, il n'y a en effet pas de bataille avec l'administration Vogon.
Le scénario du film est grosso-modo calqué sur l'histoire du premier bouquin. Entre autres incartades, après qu'Arthur a sauvé son cerveau des souris et que le joyeux groupe s'est tiré des affres de policiers de Blagulon Kappa (et non pas des Vogons armés -- ce qui est un vrai non-sens), la deuxième Terre n'a que peu d'intérêt. L'une des raisons étant à mon avis que Slartibartfast, qui avait reçu une reconnaissance pour la conception des Fjords en Norvège, est à présent en charge de l'Afrique. Il l'a donc dotée de ... Fjords !
Mais le scénario, on s'en moque ; dans ce genre ce n'est en général qu'un prétexte aux gags et autres tirades bien afûtées.
Le film est nul, il rate l'essentiel : cet humour incisif, très british (évidemment), qui à l'occasion cache habilement des réflexions très subtiles, et je dirais même très profondes (si si, relisez, vous verrez). Au lieu de ça, on subit une espèce de comédie parodique. En fait, voir la bande annonce suffit, car elle est mieux que le film !
De toute façon, je m'en rends compte en y repensant, c'est typiquement le genre de récit impossible à rendre au cinéma : une bonne partie de l'intérêt (sinon le seul intérêt) réside dans le ton et les commentaires du narrateur, absent dans cette adaptation cinématographique.
Allez, pour le plaisir, une petite dernière (avant d'aller dormir). C'est la fin, mais de bien meilleure qualité que celle du film :
(...) Arthur took to his bed to flip through Ford's copy of The Hitchhicker's Guide to the Galaxy. Since he was going to have to live in the place, he reasoned, he'd better start finding out something about it.
He came accross this entry.
It said: The history of every major galactic civilization tends to pass through three distinct and recognizable phases, those of Survival, Enquiry and Sophistication, otherwise known as the How, Why and Where phases. 'For instance, the first phase is characterized by the question How can we eat?, the second by the question Why do we eat?, and the third by the question Where shall we have lunch?'
He got no further before the ship's intercom buzzed into life.
'Hey, Earthman? You hungry, kid?' said Zaphod's voice.
'Er, well yes, a little peckish I suppose,' said Arthur.
'OK baby, hold tight;' said Zaphod. 'We'll take in a quick bite at the Restaurant at the End of the Universe.'
[^] # Re: Non mais quel navet ...
Posté par Bertrand D . En réponse à la dépêche La réponse est 42. Évalué à 3.
(Tiré de Hitchhicker's Guide to the Galaxy, The trilogy of four, Ed. Picador, p140)
En revanche, autant que je me souvienne et suite à un re-feuilletage rapide pour retrouver le passage ci-dessus, il n'y a en effet pas de bataille avec l'administration Vogon.
Le scénario du film est grosso-modo calqué sur l'histoire du premier bouquin. Entre autres incartades, après qu'Arthur a sauvé son cerveau des souris et que le joyeux groupe s'est tiré des affres de policiers de Blagulon Kappa (et non pas des Vogons armés -- ce qui est un vrai non-sens), la deuxième Terre n'a que peu d'intérêt. L'une des raisons étant à mon avis que Slartibartfast, qui avait reçu une reconnaissance pour la conception des Fjords en Norvège, est à présent en charge de l'Afrique. Il l'a donc dotée de ... Fjords !
Mais le scénario, on s'en moque ; dans ce genre ce n'est en général qu'un prétexte aux gags et autres tirades bien afûtées.
Le film est nul, il rate l'essentiel : cet humour incisif, très british (évidemment), qui à l'occasion cache habilement des réflexions très subtiles, et je dirais même très profondes (si si, relisez, vous verrez). Au lieu de ça, on subit une espèce de comédie parodique. En fait, voir la bande annonce suffit, car elle est mieux que le film !
De toute façon, je m'en rends compte en y repensant, c'est typiquement le genre de récit impossible à rendre au cinéma : une bonne partie de l'intérêt (sinon le seul intérêt) réside dans le ton et les commentaires du narrateur, absent dans cette adaptation cinématographique.
Allez, pour le plaisir, une petite dernière (avant d'aller dormir). C'est la fin, mais de bien meilleure qualité que celle du film :