Ce serait marrant de se rappeller pourquoi ce système des droits d'auteur a été mis en place...
Avant la Révolution (globalement), les artistes étaient attachés à un protecteur (un noble) qui leur fournissait gite, couvert et rémunération en échange production musicale. Il fallait bien sûr éviter de froisser son mécène et de glander (par ex J.S. Bach devait pondre une cantate par mois, plus une passion par an plus ...).
Après la Révolution, il fallait que les auteurs mangent alors qu'ils n'y avaient plus de protecteurs. On a donc dit qu'à chaque fois qu'une oeuvre était produite (il n'y avait pas de magnétophone à l'époque), on payait un dû à l'auteur, ce qui était rendu possible par les représentations publiques payantes (avant, c'était réservé aux entourages des nobles).
Quand les enregistrements sonores sont arrivés, on a assimilé ces enregistrements et leur diffusion radio ou télé à des représentations donc droits d'auteurs à payer.
Mais, alors que ces droits étaient conçus pour libérer les auteurs d'un protecteur, les maisons de disques ont asservis ces mêmes auteurs et interprètes au point de liquider les auteurs indépendants.
Conclusion: Ne faîtes pas de révolutions, on retombera de toutes façons dans les mêmes travers.
# Rappel historique
Posté par Pat Le Nain . En réponse à la dépêche Taxe des supports informatiques. Évalué à 1.
Avant la Révolution (globalement), les artistes étaient attachés à un protecteur (un noble) qui leur fournissait gite, couvert et rémunération en échange production musicale. Il fallait bien sûr éviter de froisser son mécène et de glander (par ex J.S. Bach devait pondre une cantate par mois, plus une passion par an plus ...).
Après la Révolution, il fallait que les auteurs mangent alors qu'ils n'y avaient plus de protecteurs. On a donc dit qu'à chaque fois qu'une oeuvre était produite (il n'y avait pas de magnétophone à l'époque), on payait un dû à l'auteur, ce qui était rendu possible par les représentations publiques payantes (avant, c'était réservé aux entourages des nobles).
Quand les enregistrements sonores sont arrivés, on a assimilé ces enregistrements et leur diffusion radio ou télé à des représentations donc droits d'auteurs à payer.
Mais, alors que ces droits étaient conçus pour libérer les auteurs d'un protecteur, les maisons de disques ont asservis ces mêmes auteurs et interprètes au point de liquider les auteurs indépendants.
Conclusion: Ne faîtes pas de révolutions, on retombera de toutes façons dans les mêmes travers.