Il est vrai que Stallman a apporté un bon bol d'air au débat, notamment en indiquant que tous les types d'oeuvres n'appellent pas les mêmes degrés de liberté...
Le procès fait aux gens de Creative Commons est assez écoeurant. Je revois encore il y a maintenant un peu moins d'un an Mélanie Dulong de Rosnay expliquer posément en quoi consiste les licences CC et en quoi la CC-BY-SA apporte des libertés « équivalentes à celles de la GPL », en mettant quantité de guillemets autour de cette formule... Dans le genre « j'entretiens la confusion », on a surtout vu pire... :-)
Certains utilisateurs s'y perdent, font des raccourcis. Tout comme d'autres s'y perdent dans les licences de logiciel libre... Heureusement qu'on ne prête pas immédiatement les pires intentions à tous ceux ceux qui assimilent logiciel libre à gauche d'auteur ou nos rangs seraient plutôt clairsemés. :-) Ou encore la meute de ceux qui déclarent définitivement que « cépaGPLdonkcépalibre ». Peut-être que l'on pourrait également commencer par discuter avec ceux qui parlent de « libre » à tort et à travers avant de mordre ? Pour ma part, quand on me parle de musique libre, je demande invariablement à mon interlocuteur de préciser sa pensée... Le plus souvent, ensuite on cause, et, parfois, on boit un coup : c'est bien plus agréable. :-)
Quel rapport entre le logiciel libre et les CC ? Ils participent tous les deux d'une meilleure circulation de l'information. Les premiers, étant les outils permettant de la créer, transformer, transmettre, visualiser, requièrent quelques précautions supplémentaires. Les secondes apportent au moins la possibilité de copier à des fins non-commerciales. Dans le contexte actuel de raidissement sur des « droits de propriété intellectuelle », dont les fondements sont pourtant bien vaseux, je ne peux m'empêcher de trouver cela positif. .. Mais ils participent de manières forts différentes. Les libertés définies pour le logiciel sont une implémentation pour ce dernier d'une philosophie alors que les CC sont surtout une boîte à outils où piocher.
J'ai du mal à croire que l'essentiel des lecteurs de GNU/LinuxFr font tourner une multitude de logiciel pour le plaisir de voir leur processeur chauffer et je me dis donc que cela a tout de même de fortes chances de les intéresser. :-) Tout comme j'ai du mal à croire que le degré d'ouverture des réseaux ou la disponibilité de matos de qualité pour moins cher (rêvons un peu : accessible à tous) les laisse indifférents...
Bref, une CC-NC n'est, *peut-être*, tout comme une licence de logiciel semi-libre ( http://www.gnu.org/philosophy/categories.fr.html#semi-freeSoftware(...) ), pas la panacée. Mais, tout comme pour cette dernière, son utilisation est probablement préférable à celle d'une licence réservant par défaut tous les droits...
[^] # Re: Stallman sur la musique libre
Posté par Ludovic Pénet . En réponse à la dépêche Concert Creative Commons à Paris. Évalué à 4.
Le procès fait aux gens de Creative Commons est assez écoeurant. Je revois encore il y a maintenant un peu moins d'un an Mélanie Dulong de Rosnay expliquer posément en quoi consiste les licences CC et en quoi la CC-BY-SA apporte des libertés « équivalentes à celles de la GPL », en mettant quantité de guillemets autour de cette formule... Dans le genre « j'entretiens la confusion », on a surtout vu pire... :-)
Certains utilisateurs s'y perdent, font des raccourcis. Tout comme d'autres s'y perdent dans les licences de logiciel libre... Heureusement qu'on ne prête pas immédiatement les pires intentions à tous ceux ceux qui assimilent logiciel libre à gauche d'auteur ou nos rangs seraient plutôt clairsemés. :-) Ou encore la meute de ceux qui déclarent définitivement que « cépaGPLdonkcépalibre ». Peut-être que l'on pourrait également commencer par discuter avec ceux qui parlent de « libre » à tort et à travers avant de mordre ? Pour ma part, quand on me parle de musique libre, je demande invariablement à mon interlocuteur de préciser sa pensée... Le plus souvent, ensuite on cause, et, parfois, on boit un coup : c'est bien plus agréable. :-)
Quel rapport entre le logiciel libre et les CC ? Ils participent tous les deux d'une meilleure circulation de l'information. Les premiers, étant les outils permettant de la créer, transformer, transmettre, visualiser, requièrent quelques précautions supplémentaires. Les secondes apportent au moins la possibilité de copier à des fins non-commerciales. Dans le contexte actuel de raidissement sur des « droits de propriété intellectuelle », dont les fondements sont pourtant bien vaseux, je ne peux m'empêcher de trouver cela positif. .. Mais ils participent de manières forts différentes. Les libertés définies pour le logiciel sont une implémentation pour ce dernier d'une philosophie alors que les CC sont surtout une boîte à outils où piocher.
J'ai du mal à croire que l'essentiel des lecteurs de GNU/LinuxFr font tourner une multitude de logiciel pour le plaisir de voir leur processeur chauffer et je me dis donc que cela a tout de même de fortes chances de les intéresser. :-) Tout comme j'ai du mal à croire que le degré d'ouverture des réseaux ou la disponibilité de matos de qualité pour moins cher (rêvons un peu : accessible à tous) les laisse indifférents...
Bref, une CC-NC n'est, *peut-être*, tout comme une licence de logiciel semi-libre ( http://www.gnu.org/philosophy/categories.fr.html#semi-freeSoftware(...) ), pas la panacée. Mais, tout comme pour cette dernière, son utilisation est probablement préférable à celle d'une licence réservant par défaut tous les droits...
Ne vomissons pas les tièdes... ;-)