Un logiciel "utilisateur débutant" n'aurait à l'heure actuelle que peu d'intérêts, le calcul élément fini s’adresse à des étudiants ayants une connaissance minimale de la Mécanique de Milieux Continus et ayant reçu une formation leur permettant de comprendre ce qu’ils font.
Le point négatif en revanche est que les solutions propriétaires offrent des outils de mise en donnée qui sont d’une redoutable efficacité et c’est bien la que se trouve le problème à l’heure actuelle.
Un ingénieur (ou étudiant) lambda ne peut pas utiliser Code_Aster aussi simplement qu’une secrétaire utiliserait openoffice.org.
Il faut bien comprendre qu’un ingénieur en mécanique ne va pas forcément comprendre quoi que ce soit à une installation de linux donc il n’aura jamais la possibilité d’essayer les alternatives libres !
Maintenant que l’on peut essayer simplement Code_Aster j’espère que quelques mécaniciens vont se laisser tenter mais rien n’est moins sûr !
Nous n’avons pas encore de suite de CAO, il est donc bien difficile de mener un projet en pensant au logiciel libre.
Prenons comme exemple un étudiant qui utilise le logiciel de mise en donnée PATRAN et qui se sert du solveur d’ABAQUS.
PATRAN peut servir à créer une géométrie, la mailler (la découper en petits prismes ou tétraèdres) mettre les conditions aux limites (une force au bout d’une poutre par exemple), définir les propriétés des matériaux, définir la physique du problème, dire qu’il veut traiter son problème avec le solveur ABAQUS et lancer le calcul tout ça avec sa petite sourie !
L’approche proposée par EDF avec Code_Aster est différente ; en effet ; il faut déjà disposer d’une géométrie dont on a défini les zones où l’on veut mettre les conditions aux limites pour pouvoir envisager de l’utiliser comme un non geek.
J’ai déjà discuter avec des développeurs de Code_Aster, ils sont très intelligents et très doués (centraliens pour beaucoup !) mais n’ont pas à l’esprit la dure réalité que les gens qui les entourent ne sont pas mais alors pas du tout au même niveau d’abstraction qu’eux.
Ce code reste donc majoritairement utilisé par des chercheurs qui peuvent se permettre d’investir 6 mois à comprendre comment mettre en place un jeu de données.
Ce n’est absolument pas le cas d’un ingénieur qui travaille pour des projets dont les échéances se chiffre en quinzaines de jours !
Il y a cependant une lueur d’espoir : EDF, le CEA, le CSTB et d’autres sont en train de travailler à un projet qui s’appelle SALOME et qui permettra à terme de faire tout ce que fait un logiciel comme PATRAN.
Je pense qu’on ne peut pas envisager d’utiliser les logiciels libres dans ce domaine avant au moins 3 ou 4 ans, le point positif est que dans ce laps de temps j’aurai tout le temps d’apprendre à faire tout ce que je suis censé faire en tant qu’ingénieur (et docteur dans 3 ans si tout se passe bien) avec uniquement des logiciels libres.
Il sera alors envisageable de proposer à des petites entreprises qui n’ont pas l’argent pour se procurer des licences ABACUS, NASTRAN, MARC, FLEUNT, … une formation à nos chers logiciels libres et ainsi leur faire payer un support à la carte ne les ruinant pas et permettant à tout le monde de pouvoir enfin vérifier la validité d’une pièce ou d’un ensemble à des contraintes données.
[^] # Re: a quand un logiciel a la "rdm le mans" libre
Posté par freejeff . En réponse à la dépêche Code_Aster accessible !. Évalué à 7.
Le point négatif en revanche est que les solutions propriétaires offrent des outils de mise en donnée qui sont d’une redoutable efficacité et c’est bien la que se trouve le problème à l’heure actuelle.
Un ingénieur (ou étudiant) lambda ne peut pas utiliser Code_Aster aussi simplement qu’une secrétaire utiliserait openoffice.org.
Il faut bien comprendre qu’un ingénieur en mécanique ne va pas forcément comprendre quoi que ce soit à une installation de linux donc il n’aura jamais la possibilité d’essayer les alternatives libres !
Maintenant que l’on peut essayer simplement Code_Aster j’espère que quelques mécaniciens vont se laisser tenter mais rien n’est moins sûr !
Nous n’avons pas encore de suite de CAO, il est donc bien difficile de mener un projet en pensant au logiciel libre.
Prenons comme exemple un étudiant qui utilise le logiciel de mise en donnée PATRAN et qui se sert du solveur d’ABAQUS.
PATRAN peut servir à créer une géométrie, la mailler (la découper en petits prismes ou tétraèdres) mettre les conditions aux limites (une force au bout d’une poutre par exemple), définir les propriétés des matériaux, définir la physique du problème, dire qu’il veut traiter son problème avec le solveur ABAQUS et lancer le calcul tout ça avec sa petite sourie !
L’approche proposée par EDF avec Code_Aster est différente ; en effet ; il faut déjà disposer d’une géométrie dont on a défini les zones où l’on veut mettre les conditions aux limites pour pouvoir envisager de l’utiliser comme un non geek.
J’ai déjà discuter avec des développeurs de Code_Aster, ils sont très intelligents et très doués (centraliens pour beaucoup !) mais n’ont pas à l’esprit la dure réalité que les gens qui les entourent ne sont pas mais alors pas du tout au même niveau d’abstraction qu’eux.
Ce code reste donc majoritairement utilisé par des chercheurs qui peuvent se permettre d’investir 6 mois à comprendre comment mettre en place un jeu de données.
Ce n’est absolument pas le cas d’un ingénieur qui travaille pour des projets dont les échéances se chiffre en quinzaines de jours !
Il y a cependant une lueur d’espoir : EDF, le CEA, le CSTB et d’autres sont en train de travailler à un projet qui s’appelle SALOME et qui permettra à terme de faire tout ce que fait un logiciel comme PATRAN.
Je pense qu’on ne peut pas envisager d’utiliser les logiciels libres dans ce domaine avant au moins 3 ou 4 ans, le point positif est que dans ce laps de temps j’aurai tout le temps d’apprendre à faire tout ce que je suis censé faire en tant qu’ingénieur (et docteur dans 3 ans si tout se passe bien) avec uniquement des logiciels libres.
Il sera alors envisageable de proposer à des petites entreprises qui n’ont pas l’argent pour se procurer des licences ABACUS, NASTRAN, MARC, FLEUNT, … une formation à nos chers logiciels libres et ainsi leur faire payer un support à la carte ne les ruinant pas et permettant à tout le monde de pouvoir enfin vérifier la validité d’une pièce ou d’un ensemble à des contraintes données.
Petit lien intéressant pour SALOME :
http://www.salome-platform.org/home/presentation/overview/(...)