le nombre d'entrées vendues et le chiffre d'affaire sont corrélés.
Dans une même année, oui. Mais d'une année sur l'autre, l'inflation (ou, parfois, la déflation) faisant son office, à nombre d'entrées égaux, le CA n'est pas le même.
Utiliser le CA plutôt que le nombre d'entrées permet aux producteurs de vendre leurs produits (futurs films) en clamant « J'ai fait le meilleur score de tous les temps ! » alors que la crise cinématographique a fait son 1⁄2uvre aux USA bien avant qu'elle ne le fisse en Europe.
À son époque (1920-1935), Tom Mix tournait près d'un film par semaine et faisait un nombre d'entrées conséquent : pour revenir sur le CA, il a fait gagner des millions de dollars aux compagnies de cinéma, avec un ticket à 10 cents. Comment pourrait-on comparer avec le cinéma actuel ? Avec la TV et tous les autres changements culturels ? Ce sont des records de fréquentation difficiles à battre.
Pour exemple, en France, les films en tête du box office sont tous assez vieux (voir p.ex. [1], merci G.). Ils sont quasiment indélogeables. Si l'on prenait le classement par CA, on aurait une tout autre vision.
Donc, prendre le nombre d'entrées ou le CA pour comparer des films sortis la même année, c'est égal (mais il faudrait aussi compter le nombre de salles, le budget publicitaire, etc. pour réellement comparer).
Par contre si l'on veut comparer des films sortis à des dates éloignées, le CA ne vaut que sur peu d'années (à moins de comparer en monnaie constante, ce qui n'est jamais fait) alors que le nombre d'entrées doit tenir un peu plus (mais pas beaucoup plus).
Les deux références sont donc biaisées mais le biais n'est pas le même.
Ensuite, en ce qui concerne la mentalité associée, je pencherais plutôt pour une légère tartufferie du côté européen et un esprit « le cinéma n'est qu'un business » de l'autre, même si, personnellement, je préfère compter le nombre d'entrées.
Par contre, de là à aller chercher le « tous des assistés »...
[^] # Re: Terroriste!?
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse à la dépêche Comment des vendeurs essaient de breveter les solutions à des failles de sécurité qui leur sont fournies. Évalué à 5.
Dans une même année, oui. Mais d'une année sur l'autre, l'inflation (ou, parfois, la déflation) faisant son office, à nombre d'entrées égaux, le CA n'est pas le même.
Utiliser le CA plutôt que le nombre d'entrées permet aux producteurs de vendre leurs produits (futurs films) en clamant « J'ai fait le meilleur score de tous les temps ! » alors que la crise cinématographique a fait son 1⁄2uvre aux USA bien avant qu'elle ne le fisse en Europe.
À son époque (1920-1935), Tom Mix tournait près d'un film par semaine et faisait un nombre d'entrées conséquent : pour revenir sur le CA, il a fait gagner des millions de dollars aux compagnies de cinéma, avec un ticket à 10 cents. Comment pourrait-on comparer avec le cinéma actuel ? Avec la TV et tous les autres changements culturels ? Ce sont des records de fréquentation difficiles à battre.
Pour exemple, en France, les films en tête du box office sont tous assez vieux (voir p.ex. [1], merci G.). Ils sont quasiment indélogeables. Si l'on prenait le classement par CA, on aurait une tout autre vision.
[1] http://membres.lycos.fr/gogswebsitef1/chiffres-sondages/classements(...)
Donc, prendre le nombre d'entrées ou le CA pour comparer des films sortis la même année, c'est égal (mais il faudrait aussi compter le nombre de salles, le budget publicitaire, etc. pour réellement comparer).
Par contre si l'on veut comparer des films sortis à des dates éloignées, le CA ne vaut que sur peu d'années (à moins de comparer en monnaie constante, ce qui n'est jamais fait) alors que le nombre d'entrées doit tenir un peu plus (mais pas beaucoup plus).
Les deux références sont donc biaisées mais le biais n'est pas le même.
Ensuite, en ce qui concerne la mentalité associée, je pencherais plutôt pour une légère tartufferie du côté européen et un esprit « le cinéma n'est qu'un business » de l'autre, même si, personnellement, je préfère compter le nombre d'entrées.
Par contre, de là à aller chercher le « tous des assistés »...