Pardonnez-moi, mais je suis un peu scié à la lecture de vos commentaires. Avez-vous bien lu https://linuxfr.org/comments/598100.html#598100(...) ? Je me permets de citer le passage qui me paraît le plus important :
Première force de l'Assemblée, les conservateurs du PPE (Parti populaire européen) avaient décidé, dès mardi soir, de changer de position et de soutenir une proposition de rejet du texte, qui a également été votée par les socialistes, les Verts et une partie des démocrates et libéraux, mais pour des raisons totalement différentes.
Divisé sur cette question très complexe, le PPE craignait que des amendements défavorables aux grands industriels, et visant à réduire le champ de ce qui est brevetable, puissent atteindre la majorité absolue de 367 voix. "Ces amendements auraient des conséquences catastrophiques pour le développement industriel de l'Europe", a estimé le conservateur allemand Klaus-Heiner Lehne.
648 voix contre 14 alors que Michel Rocard doutait qu'on puisse arriver ne serait-ce qu'à la majorité des 367, et vous croyez que c'est parce que le Parlement a entendu la Voix ?
D'après le texte que je viens de citer, cette majorité écrasante ne signifie pas un non massif à la brevetabilité des logiciels, probablement même exactement le contraire. D'après ce que j'y lis, la première force du parlement a rejeté le texte parce qu'elle avait peur de ne pas obtenir la brevetabilité totale, sans limites. S'il y a (j'invente le chiffre) 600 députés qui ont voté pour cette raison, soyez sûrs qu'ils reviendront dès qu'ils en auront l'occasion, et cette fois-là pourrait faire mal !
La vigilance est toujours de rigueur, et il faut continuer à informer (et quand je vois le silence étouffant des médias traditionnels dans cette affaire, je suis aux antipodes de l'optimisme affiché dans certains commentaires, sur le mode « le parlement nous a écoutés, vive le parlement, vive la démocratie ! »). Tu parles ! On a failli se prendre cette loi catastrophique sans que ça fasse une minute la veille au journal de 20h (pour aujourd'hui, je ne sais pas : trop écoeuré par ce média de merde, j'ai pas écouté leur « journal »), et la raison de son rejet n'est pas une majorité contre les brevets logiciels, mais semble-t-il une majorité pour la brevetabilité totale.
À part les trois pelés qui vont linuxfr, personne en France n'est au courant du problème posé par les brevets logiciels ; la plupart des gens ont une érection dès qu'ils entendent le mot « brevet », quel que soit le contexte ; une loi transformant l'Europe en République bananière peut être « discutée » (doux euphémisme pour décrire toutes les man1⁄2uvres qu'on a pu voir) pendant plusieurs années et votée sans que personne de la populace ne soit au courant ! Démocratie, liberté de la presse, comme que je suis fier !
Alors, mettons les points sur les i : le pire a été évité, certes, mais le sujet reviendra sur le tapis et rien n'est gagné d'avance.
# Euh, on ouvre les yeux, on pose son pétard... Merci.
Posté par Florent Rougon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les eurodéputés rejettent la directive sur le brevet des logiciels. Évalué à 10.
648 voix contre 14 alors que Michel Rocard doutait qu'on puisse arriver ne serait-ce qu'à la majorité des 367, et vous croyez que c'est parce que le Parlement a entendu la Voix ?
D'après le texte que je viens de citer, cette majorité écrasante ne signifie pas un non massif à la brevetabilité des logiciels, probablement même exactement le contraire. D'après ce que j'y lis, la première force du parlement a rejeté le texte parce qu'elle avait peur de ne pas obtenir la brevetabilité totale, sans limites. S'il y a (j'invente le chiffre) 600 députés qui ont voté pour cette raison, soyez sûrs qu'ils reviendront dès qu'ils en auront l'occasion, et cette fois-là pourrait faire mal !
La vigilance est toujours de rigueur, et il faut continuer à informer (et quand je vois le silence étouffant des médias traditionnels dans cette affaire, je suis aux antipodes de l'optimisme affiché dans certains commentaires, sur le mode « le parlement nous a écoutés, vive le parlement, vive la démocratie ! »). Tu parles ! On a failli se prendre cette loi catastrophique sans que ça fasse une minute la veille au journal de 20h (pour aujourd'hui, je ne sais pas : trop écoeuré par ce média de merde, j'ai pas écouté leur « journal »), et la raison de son rejet n'est pas une majorité contre les brevets logiciels, mais semble-t-il une majorité pour la brevetabilité totale.
À part les trois pelés qui vont linuxfr, personne en France n'est au courant du problème posé par les brevets logiciels ; la plupart des gens ont une érection dès qu'ils entendent le mot « brevet », quel que soit le contexte ; une loi transformant l'Europe en République bananière peut être « discutée » (doux euphémisme pour décrire toutes les man1⁄2uvres qu'on a pu voir) pendant plusieurs années et votée sans que personne de la populace ne soit au courant ! Démocratie, liberté de la presse, comme que je suis fier !
Alors, mettons les points sur les i : le pire a été évité, certes, mais le sujet reviendra sur le tapis et rien n'est gagné d'avance.