Le Canard Enchaîné a consacré deux articles la semaine dernière à ce film. Un dans sa rubrique cinéma (dans la catégorie des "films qu'on peut ne pas voir"), et un autre plus détaillé. Dans les deux cas, ils sont assez à contre-pied du jugement donné dans cette dépêche, sur la fidélité en particulier.
Je ne me souviens plus du contenu de la critique cinéma, mais l'autre article dénonçait le côté édulcoré du film, avec une tendance à justifier la politique extérieure US. Ceux qui connaissent Spielberg savent bien qu'il est champion dans les fins neuneus/cucu la praline (ET, Ryan, liste de Schindler, ...)
Entre autres, le Canard rappelle que H. G. Wells, qui était un des auteurs les plus engagés de son temps (l'équivalent anglais de J. London), dénonçait par ce livre le colonialisme Britannique, en inversant le point de vue colonisateur/colonisé. Les Martiens, poussés uniquement par la destruction de leur monde (aspect disparu dans le film où ils sont juste poussés par leur méchanceté) colonisent gràce à leur écrasante supériorité technologique notre monde. Le héros, à la recherche de sa femme (et pas de ces enfants) tuera un prêtre (devenu un laïc, pourquoi ?) au cours de son périple.
Le principal point du livre, l'inversion du point de vue semble avoir disparu du film.
Un de mes collègues qui a vu le film a été aussi très déçu, en particulier par l'aspect moralisateur US typique de cette adaptation (n'importe quel gars moyen peut se comporter en héros, etc.).
Je voulais juste offrir ces deux points de vue, à l'opposé des louanges écrites plus haut.
# contre-pied
Posté par oliv . En réponse à la dépêche Guerre des Mondes à la sauce Spielberg. Évalué à 9.
Je ne me souviens plus du contenu de la critique cinéma, mais l'autre article dénonçait le côté édulcoré du film, avec une tendance à justifier la politique extérieure US. Ceux qui connaissent Spielberg savent bien qu'il est champion dans les fins neuneus/cucu la praline (ET, Ryan, liste de Schindler, ...)
Entre autres, le Canard rappelle que H. G. Wells, qui était un des auteurs les plus engagés de son temps (l'équivalent anglais de J. London), dénonçait par ce livre le colonialisme Britannique, en inversant le point de vue colonisateur/colonisé. Les Martiens, poussés uniquement par la destruction de leur monde (aspect disparu dans le film où ils sont juste poussés par leur méchanceté) colonisent gràce à leur écrasante supériorité technologique notre monde. Le héros, à la recherche de sa femme (et pas de ces enfants) tuera un prêtre (devenu un laïc, pourquoi ?) au cours de son périple.
Le principal point du livre, l'inversion du point de vue semble avoir disparu du film.
Un de mes collègues qui a vu le film a été aussi très déçu, en particulier par l'aspect moralisateur US typique de cette adaptation (n'importe quel gars moyen peut se comporter en héros, etc.).
Je voulais juste offrir ces deux points de vue, à l'opposé des louanges écrites plus haut.