J'irais même plus loin que ça contre son argument "les sociétés ne peuvent pas suivre" :
Si une boite copiait un gros projet, avec beaucoup de contributeurs, là oui ils ne pourraient probablement pas suivre. Mais je ne vois pas beaucoup de projets vraiment énormes sous GPL : le kernel, gcc et les outils gnu en général...
Par contre, un projet de l'envergure d'un lecteur multimédia ou d'un émulateur powerpc (au hasard :) ) ont vraiment besoin d'être protégés. Car quoi que fassent les bénévoles, s'ils sont peu nombreux et que le code reste somme toute à échelle humaine, ils ne pourront pas lutter contre une équipe de devs payés pour bosser dessus à plein temps.
D'autant plus que ce merveilleux système de diff (utilisé par CVS, SVN & co, mais ausi applicable à la main) leur permetrait de suivre l'évolution du logiciel sans avoir à relire toutes les sources à chaque release : ils n'ont donc plus qu'à intégrer ce travail déjà fait, certainement à un coût moindre que le développement de ces modifications.
Pour moi, oui, la protection légale qu'offre la GPL reste nécessaire.
Et pourtant, en tant que contributeur à grub 2 et donc ayant signé un contrat avec la FSF, je me rend compte à quel point il est dur de faire un logiciel libre dans le sens strict du terme : tout le code que je fournis (et dont le copyright va à la FSF) doit être de moi ou à la rigueur issu d'un autre projet de la FSF. Ce qui fait que le projet ne peut avancer aussi vite que l'on souhaiterai (il y a en ce moment une [1]discussion sur un problème dans le code de grub 2 pour la prise en charge d'un contrôleur clavier exotique qui montre cet aspect).
[^] # Re: Mais nous on aime la GPL
Posté par Vincent Pelletier . En réponse à la dépêche ESR : «Nous n'avons plus besoin de la GPL.». Évalué à 10.
Si une boite copiait un gros projet, avec beaucoup de contributeurs, là oui ils ne pourraient probablement pas suivre. Mais je ne vois pas beaucoup de projets vraiment énormes sous GPL : le kernel, gcc et les outils gnu en général...
Par contre, un projet de l'envergure d'un lecteur multimédia ou d'un émulateur powerpc (au hasard :) ) ont vraiment besoin d'être protégés. Car quoi que fassent les bénévoles, s'ils sont peu nombreux et que le code reste somme toute à échelle humaine, ils ne pourront pas lutter contre une équipe de devs payés pour bosser dessus à plein temps.
D'autant plus que ce merveilleux système de diff (utilisé par CVS, SVN & co, mais ausi applicable à la main) leur permetrait de suivre l'évolution du logiciel sans avoir à relire toutes les sources à chaque release : ils n'ont donc plus qu'à intégrer ce travail déjà fait, certainement à un coût moindre que le développement de ces modifications.
Pour moi, oui, la protection légale qu'offre la GPL reste nécessaire.
Et pourtant, en tant que contributeur à grub 2 et donc ayant signé un contrat avec la FSF, je me rend compte à quel point il est dur de faire un logiciel libre dans le sens strict du terme : tout le code que je fournis (et dont le copyright va à la FSF) doit être de moi ou à la rigueur issu d'un autre projet de la FSF. Ce qui fait que le projet ne peut avancer aussi vite que l'on souhaiterai (il y a en ce moment une [1]discussion sur un problème dans le code de grub 2 pour la prise en charge d'un contrôleur clavier exotique qui montre cet aspect).
[1] http://lists.gnu.org/archive/html/grub-devel/2005-07/threads.html(...) titre : "Broken A20 gate handling", lire notament les réponses de Y. K. Okuji