• [^] # Re: Pas de liberté pour les ennemis de la liberté !

    Posté par . En réponse à la dépêche La gendarmerie inventorie son parc et reverse ses contributions !. Évalué à 2.

    > En théorie, si nous vivions dans un monde où tout le monde était de bonne foi

    Bon déjà, loin de moi l'idée d'évoquer une certaine transcendance de la nature humaine. Que ce soit pour avancer que l'homme est bon ou mauvais par nature. Quand tu te dis incapable d'un tel altruisme, en parlant de ne pas participer au développement d'un soft liberticide, peux-tu développer tes raisons ? S'il ne s'agit pas d'une tâche alimentaire, je dirai, il me semble assez facile de ne pas collaborer, non ? S'il s'agit, par contre, d'un travail avec lequel tu gagnes ta vie, il existe plusieurs façons de ne pas te confronter de plein front au système: mauvais travail, sabotage, etc. Reste à déterminer si ce travail de sape est plus facile à mener avec un logiciel open source ou non.

    > une communication massive et sans détour
    Ben ... je ne partage guère ton opinion. Une communication massive, comme mise en commun massive d'un ensemble d'idée, me semble en fait être déjà une des sources des problèmes rencontrés dans nos sociétés modernes. Alors, tu sembles dire que c'est l'ensemble d'idées, qui sont communiquées à notre époque qu'il faudrait, qu'il faudrait revoir. Mais alors se posent des Questions très importantes: qui aura autorité de définir ce nouveau programme ? Peut-on l'élaborer démocratiquement ? Cela ne représentera-t-il pas, pour autant, une dictature de la pensée unique, celle de la majorité ? Des solutions ne sont-elles pas plutôt à chercher dans la diversité d'esprit ?

    > si quelqu'un ne crée pas cette technologie, quelqu'un d'autre le fera.

    Il y a une forme de défaussement sur l'autre que me gêne fort, dans cette proposition. Mais dans la suite de tes propos, il y a un dilemme plus intéressant: est-on mieux à même de combattre un système injuste en se plaçant à l'intérieur ou restant à l'exterieur (est-ce possible, d'ailleurs ?). Y a pas de vérité unique, je pense. Chaque cas mérite évaluation afin de déterminer la distance à observer avec le problème. Mais tu n'échaperas pas à une règle: plus tu prends part au système, plus tu devras t'assurer que ta collaboration porte une nocivité effective. Tu seras seul juge si ta collaboration relève plus du fard ou du remède à la maladie.