Je suis globalement d'accord avec toi. Je veux être sûr que j'ai bien compris :
On peut recopier l'effet d'un programme
Il s'agit donc de copier l'algorithme, et d'en faire une nouvelle implémentation. C'est l'implémentation qui est protégée par le droit d'auteur, pas l'algo qui lui n'appartient à personne (formule mathématique, patrimoine de l'humanité, toussa).
Enfin, tant qu'il n'y a pas de brevets sur les logiciels. :-/
Un reverse-engineering par analyse des entrées/sorties de la boîte noire (façon Tridge pour Samba) est donc acceptable.
Mais on ne peut pas plagier un programme
Là où c'est difficile, c'est de faire la distinction entre une implémentation "sincère" de l'algo, qui ressemble à l'implémentation protégée juste parce qu'il était logique de faire comme ca (structures de données classiques, nommage explicite, ...), et un repompage intégral avec "obfuscation" et mauvaise foi.
Un reverse-engineering par décompilation permet de faire l'un ou l'autre, selon l'effort et l'intelligence qu'on met dans la compréhension (abstraction) et la re-création (implémentation) du programme.
Pour reprendre l'exemple littéraire, si j'invente un super-pipotron avec analyse sémantique et générateur de synonymes, et que j'y passe un roman célèbre, ce sera toujours la même histoire, juste avec des mots différents. C'est clairement un plagiat, je n'ai pas crée de contenu culturel. (quoique, un bô pipotron comme ca, c'est pas simple à faire et ca intéresserait sûrement les hommes politiques ...)
Maintenant, si je mixe plusieurs romans sur le même thème, ou que je réécris des passages pour brouiller les pistes, que j'influe sur le style ou le vocabulaire utilisé par le programme, à partir de quel moment cela devient-il une oeuvre originale ? Comment faire la différence avec une simple "inspiration", une référence culturelle ? Si je réécris un San-Antonio avec le vocabulaire de Molière (ou l'inverse, c'est vous qui voyez) est-ce encore la même oeuvre?
L'exemple marche aussi pour la musique, avec l'échantillonnage (sample), les remixes et autres reprises (dont certaines sont créditées en tant que thème "traditionnel" pour ne pas reverser de droits).
Finalement, c'est encore l'autorisation (ou non) des travaux dérivés par les licences Creative Commons qui est la plus claire ...
[^] # Re: patch externe ?
Posté par Jimmy . En réponse à la dépêche Nouveau rebondissement dans l'affaire du pilote PWC. Évalué à 3.
On peut recopier l'effet d'un programme
Il s'agit donc de copier l'algorithme, et d'en faire une nouvelle implémentation. C'est l'implémentation qui est protégée par le droit d'auteur, pas l'algo qui lui n'appartient à personne (formule mathématique, patrimoine de l'humanité, toussa).
Enfin, tant qu'il n'y a pas de brevets sur les logiciels. :-/
Un reverse-engineering par analyse des entrées/sorties de la boîte noire (façon Tridge pour Samba) est donc acceptable.
Mais on ne peut pas plagier un programme
Là où c'est difficile, c'est de faire la distinction entre une implémentation "sincère" de l'algo, qui ressemble à l'implémentation protégée juste parce qu'il était logique de faire comme ca (structures de données classiques, nommage explicite, ...), et un repompage intégral avec "obfuscation" et mauvaise foi.
Un reverse-engineering par décompilation permet de faire l'un ou l'autre, selon l'effort et l'intelligence qu'on met dans la compréhension (abstraction) et la re-création (implémentation) du programme.
Pour reprendre l'exemple littéraire, si j'invente un super-pipotron avec analyse sémantique et générateur de synonymes, et que j'y passe un roman célèbre, ce sera toujours la même histoire, juste avec des mots différents. C'est clairement un plagiat, je n'ai pas crée de contenu culturel. (quoique, un bô pipotron comme ca, c'est pas simple à faire et ca intéresserait sûrement les hommes politiques ...)
Maintenant, si je mixe plusieurs romans sur le même thème, ou que je réécris des passages pour brouiller les pistes, que j'influe sur le style ou le vocabulaire utilisé par le programme, à partir de quel moment cela devient-il une oeuvre originale ? Comment faire la différence avec une simple "inspiration", une référence culturelle ? Si je réécris un San-Antonio avec le vocabulaire de Molière (ou l'inverse, c'est vous qui voyez) est-ce encore la même oeuvre?
L'exemple marche aussi pour la musique, avec l'échantillonnage (sample), les remixes et autres reprises (dont certaines sont créditées en tant que thème "traditionnel" pour ne pas reverser de droits).
Finalement, c'est encore l'autorisation (ou non) des travaux dérivés par les licences Creative Commons qui est la plus claire ...