• [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... web of trust,F2F

    Posté par . En réponse à la dépêche Avancée des logiciels libres au Vénézuela. Évalué à 2.

    La traçabilité de l'argent serait effectivement un frein à beaucoup de malversations et à la corruption. Mais le revers de la médaille serait une grande limitation de nos libertés
    Il y a plusieurs formes de "traçabilité". Je vais reprendre mes 2 exemples, GPG et F2F-P2P.

    La traçabilité des signatures GPG est en général rendue publique par le biais des serveurs de clé et de l'usage qui veut qu'on vérifie l'identité de quelqu'un qui nous donne une nouvelle clé inconnue. Cependant rien n'empecherait d'utiliser GPG avec des noms d'emprunt anonymes (pseudos nicknames). Un nickname serait alors de confiance si et seulement si un de mes amis a signé la clé qui a signé la clé qui a... signé la clé de ce nickname de confiance.

    Dans le cadre d'un F2F-P2P, chacun s'engage à ne fournir que des documents digne de confiance, et à demander à ses autres amis de faire de même. Si un document "mauvais" arrive par un de mes amis, alors je peux envisager de cesser de lui faire confiance (ne plus le connecter à mes autres amis par mon intermédiaire) et le prévenir afin qu'il puisse prendre aussi des sanctions avec celui qui lui a fourni ce "mauvais" document. (la page du wikipedia anglais détaille un mécanisme basé sur des % de confiance: http://en.wikipedia.org/wiki/F2F_P2P(...) ).
    Je ne saurais jamais l'identité de celui qui a publié ce "mauvais" document, mais j'ai l'assurance qu'il sera sanctionné quand même.

    En + de l'anonymat, le F2F permet d'employer une crypto privée incassable (one-time pad) avec les amis que l'on a rencontré en personne. Il n'y a donc aucun risque qu'une sanction soit prise par erreur ou suite à une modification du document par un espion de type "man-in-the-middle".