• [^] # Re: Un bémol quand même...

    Posté par . En réponse à la dépêche Quelques réflexions autour des brevets logiciels. Évalué à 2.

    > Le code est donc l'effet technique ?

    Non, du moins pas avec la loi actuelle, c'est ce dont on parle quand on interdit de breveter un logiciel "en lui même". Le fait que ce soit du code ne constitue pas la technicité.
    Oui, je sais. Je faisais une sorte de démonstration par l'absurde visant à démontrer qu'on ne peut pas breveter le code (parce que ça n'a pas de sens). Comme j'ai tapé mon commentaire un peu à la va-vite, ce n'était sans doute pas clair.

    > [...]C'est comme si on
    > avait breveté l'idée d'utiliser la vapeur ou des explosions pour faire
    > marcher un moteur !

    Mais .. c'est justement des choses qui peuvent être brevetées. On aurait très bien pu poser un brevet sur l'utilisation de la vapeur pour faire avancer un train ou un véhicule à roues.
    Bon, encore une fois ma formulation est ambigüe. Je persiste à dire qu'on ne peut pas breveter simplement l'idée d'utiliser la vapeur ou des explosions pour faire marcher un moteur. La machine de Cugnot ou un moteur à explosion auraient pu l'être en revanche, parce qu'en plus de l'idée, il y a la mise en oeuvre, l'invention.
    Pour moi un aglorithme tient plus de l'idée que de la mise en oeuvre d'une idée. Au sens strict c'est plutôt faux, mais c'est comme dire qu'un théorème mathématique serait la mise en oeuvre d'une idée, donc brevetable...
    Pour se rattacher à l'intention originelle des brevets, dans une idée il n'y a pas de savoir faire. C'est dans la mise en oeuvre qu'est le savoir faire. Des idées, n'importe qui peut en avoir (pas forcément que des bonnes, mais c'est une autre question). En revanche, mettre en oeuvre une idée n'est pas donné à tout le monde.

    Sinon, je suis entièrement d'accord avec ton point de vue.