Peut-on voir dans ce parrainage de la recherche par le numéro mondial du logiciel un embryon de solution pour aider la France et l'Europe à pallier à leur sous-développement en matière de technologies informatiques et de financement de la recherche ?
La France et l'Europe, capables d'excellence comme on peut le voir actuellement avec le lancement de l'Airbus A380 à Blagnac, semblent toujours compenser ce genre de réussites par des actions impensables comme la signature de cet accord avec Microsoft, ou encore une position tout à fait ambiguë à Bruxelles concernant l'adoption des brevets logiciels...
Certes, la signature de l'accord Microsoft-INRIA n'est pas tellement dommageable a priori car il va s'agir d'un centre de recherche microscopique de 30 personnes, avec un financement de quelques millions d'euros.
Mais au niveau symbolique et politique, et à plus long terme économique, c'est tout simplement scandaleux : à l'heure où le marché et la recherche dans le domaine de l'informatique sont déjà dominés par les américains et une certaine logique propriétaire, on dit tout simplement haut et fort à son représentant le plus emblématique, à savoir Microsoft : venez nous expliquer la façon dont on doit former nos chercheurs, éventuellement comment ils doivent penser, et vraisemblablement le type de logiciels et de technologies que l'on devra vous acheter (ou plutôt, continuer à vous acheter...), ceci de la manière la plus naturelle avec la bénédiction d'un organisme de recherche public français, l'INRIA !
Disons que le 1er avril, ce serait passé. Mais là...
# J'ai carrément honte...
Posté par Ul Team . En réponse à la dépêche Microsoft et l'INRIA vont créer un laboratoire commun à Orsay (91). Évalué à 1.
La France et l'Europe, capables d'excellence comme on peut le voir actuellement avec le lancement de l'Airbus A380 à Blagnac, semblent toujours compenser ce genre de réussites par des actions impensables comme la signature de cet accord avec Microsoft, ou encore une position tout à fait ambiguë à Bruxelles concernant l'adoption des brevets logiciels...
Certes, la signature de l'accord Microsoft-INRIA n'est pas tellement dommageable a priori car il va s'agir d'un centre de recherche microscopique de 30 personnes, avec un financement de quelques millions d'euros.
Mais au niveau symbolique et politique, et à plus long terme économique, c'est tout simplement scandaleux : à l'heure où le marché et la recherche dans le domaine de l'informatique sont déjà dominés par les américains et une certaine logique propriétaire, on dit tout simplement haut et fort à son représentant le plus emblématique, à savoir Microsoft : venez nous expliquer la façon dont on doit former nos chercheurs, éventuellement comment ils doivent penser, et vraisemblablement le type de logiciels et de technologies que l'on devra vous acheter (ou plutôt, continuer à vous acheter...), ceci de la manière la plus naturelle avec la bénédiction d'un organisme de recherche public français, l'INRIA !
Disons que le 1er avril, ce serait passé. Mais là...