> Abonnements et tapis de souris, ça peut intéresser des étudiants
> (et encore), mais ce n'est pas ça qui ferait bouillir ma marmite, ni
> payera mon loyer...
Ce n'est pas le but. Si j'avais les moyens je paierai un développeur supplémentaire à temps plein, mais ce n'est pas le cas. C'est jusque que de donner un petit cadeau symbolique en échange d'une contribution de code ça fait toujours plus plaisir à celui à qui tu l'offres que de ne rien lui donner du tout. Ils ont de toutes façons déjà toute ma reconnaissance, donc c'est juste du bonus :-)
> J'ai l'impression que les logiciels que tu développes/distribues sont
> plutôt orientés vers les développeurs, ce qui expliquerait que ces
> derniers se tournent vers les versions CVS ou SVN...
Précisément pas, car les deux seuls logiciels que je distribue sur ce modèle sont destinés aux administrateur systèmes et pas aux développeurs.
> L'intégration de tes softs dans Debian serait une preuve se succès...
Mais justement, plusieurs de mes autres logiciels sont présents dans Debian, alors que je ne fournis PAS le paquet Debian. Et pour ceux pour lesquels je le fournis (et assure la maintenance), ce n'est pas le cas. C'est justement ce que je trouve étrange : les gens qui ont accès à ces paquets ne les redistribuent pas, alors que la licence les y autorise. Encore une fois c'est sûrement psychologique, le sentiment d'appartenir à une "élite" peut être, je n'en sais rien, mais les faits sont là...
De manière générale, la preuve du succès peut aussi se mesurer à la liste des utilisateurs (entreprises, universités...) plus ou moins prestigieux, les volumes de données gérées, la place (non payée) dans une recherche google par rapport à des logiciels propriétaires du même type, etc...
Quand à la preuve du succès financier, tu peux visualiser les sommes recueillies sur mon site. Encore une fois ce n'est pas un boulot à plein temps, donc ça paie très largement les clopes (je ne fume pas).
> A vrai dire, le modèle économique sur lequel tu te bases est celui
> qui consiste à ne pas aller jusqu'au bout du travail de
> développeur, qui est de fournir un logiciel dans un état où la
> valeur d'usage du logiciel est maximale.
Je ne suis pas d'accord. Mon travail de développeur s'arrête là où il doit s'arrêter, c'est à dire là où celui de l'éditeur doit prendre le relais.
Si les gens veulent un produit packagé plutôt que de suivre les instructions pour télécharger gratuitement, ils n'ont qu'à payer. Faire des paquets ne m'intéresse pas, les mettre régulièrement en ligne sur un site (qu'il faut maintenir) avec des liens à la con, en tant que développeur cela n'a aucun intérêt pour moi. Je développe avant tout pour mon plaisir, et je publie sous GPL pour que d'autres, prêts à faire un effort minimal (svn co) en profitent. Faire un travail chiant (packaging) sans rétribution, pour ceux qui ne veulent faire aucun effort, je trouve que cela n'apporte rien au Libre, peut être même au contraire cela fait du mal au Libre (mais ce n'est que mon avis).
> Mais en tout cas, ce n'est pas un modèle à généraliser non plus
> ...
ça je n'en sais rien si on doit ou pas le généraliser. Tout ce que je peux dire c'est qu'effectivement, si on n'est pas trop gourmand, ça marche : pour moi c'est entre 5% et 10% de revenus complémentaires par rapport à mon emploi principal, en constante augmentation, et non, je n'ai pas la prétention de croire que cela ne s'arrêtera jamais ;-)
Voilà, c'était juste pour apporter une réponse à la question "mais comment font ils ?" du post précédent, en se servant d'un exemple que je connais.
[^] # Re: Merci François Elie : Bof !
Posté par Jerome Alet . En réponse à la dépêche Un nouveau modèle économique pour le logiciel libre!. Évalué à 6.
> (et encore), mais ce n'est pas ça qui ferait bouillir ma marmite, ni
> payera mon loyer...
Ce n'est pas le but. Si j'avais les moyens je paierai un développeur supplémentaire à temps plein, mais ce n'est pas le cas. C'est jusque que de donner un petit cadeau symbolique en échange d'une contribution de code ça fait toujours plus plaisir à celui à qui tu l'offres que de ne rien lui donner du tout. Ils ont de toutes façons déjà toute ma reconnaissance, donc c'est juste du bonus :-)
> J'ai l'impression que les logiciels que tu développes/distribues sont
> plutôt orientés vers les développeurs, ce qui expliquerait que ces
> derniers se tournent vers les versions CVS ou SVN...
Précisément pas, car les deux seuls logiciels que je distribue sur ce modèle sont destinés aux administrateur systèmes et pas aux développeurs.
> L'intégration de tes softs dans Debian serait une preuve se succès...
Mais justement, plusieurs de mes autres logiciels sont présents dans Debian, alors que je ne fournis PAS le paquet Debian. Et pour ceux pour lesquels je le fournis (et assure la maintenance), ce n'est pas le cas. C'est justement ce que je trouve étrange : les gens qui ont accès à ces paquets ne les redistribuent pas, alors que la licence les y autorise. Encore une fois c'est sûrement psychologique, le sentiment d'appartenir à une "élite" peut être, je n'en sais rien, mais les faits sont là...
De manière générale, la preuve du succès peut aussi se mesurer à la liste des utilisateurs (entreprises, universités...) plus ou moins prestigieux, les volumes de données gérées, la place (non payée) dans une recherche google par rapport à des logiciels propriétaires du même type, etc...
Quand à la preuve du succès financier, tu peux visualiser les sommes recueillies sur mon site. Encore une fois ce n'est pas un boulot à plein temps, donc ça paie très largement les clopes (je ne fume pas).
> A vrai dire, le modèle économique sur lequel tu te bases est celui
> qui consiste à ne pas aller jusqu'au bout du travail de
> développeur, qui est de fournir un logiciel dans un état où la
> valeur d'usage du logiciel est maximale.
Je ne suis pas d'accord. Mon travail de développeur s'arrête là où il doit s'arrêter, c'est à dire là où celui de l'éditeur doit prendre le relais.
Si les gens veulent un produit packagé plutôt que de suivre les instructions pour télécharger gratuitement, ils n'ont qu'à payer. Faire des paquets ne m'intéresse pas, les mettre régulièrement en ligne sur un site (qu'il faut maintenir) avec des liens à la con, en tant que développeur cela n'a aucun intérêt pour moi. Je développe avant tout pour mon plaisir, et je publie sous GPL pour que d'autres, prêts à faire un effort minimal (svn co) en profitent. Faire un travail chiant (packaging) sans rétribution, pour ceux qui ne veulent faire aucun effort, je trouve que cela n'apporte rien au Libre, peut être même au contraire cela fait du mal au Libre (mais ce n'est que mon avis).
> Mais en tout cas, ce n'est pas un modèle à généraliser non plus
> ...
ça je n'en sais rien si on doit ou pas le généraliser. Tout ce que je peux dire c'est qu'effectivement, si on n'est pas trop gourmand, ça marche : pour moi c'est entre 5% et 10% de revenus complémentaires par rapport à mon emploi principal, en constante augmentation, et non, je n'ai pas la prétention de croire que cela ne s'arrêtera jamais ;-)
Voilà, c'était juste pour apporter une réponse à la question "mais comment font ils ?" du post précédent, en se servant d'un exemple que je connais.