Point de vue très intéressant, mais au final, je ne trouve pas ta démonstration si convaincante que ça.
C'est toujours la première fois en informatique. Par exemple c'ets la première fois que je tappe un message dans firefox 1.0 avec mon kernel 2.6.11.6 fraichement compilé d'il y a à peine une heure sur mon céléron 2.4Ghz en 1280x960 à 85hz sur mon écran 19 pouces. Bref ce qui se produit sur mon ordinateur est une invention perpétuelle.
En suivant le même raisonnement, on peut dire que chaque trajet en voiture est une invention (on suit rarement, au mm près, exactement le même chemin en voiture), et pourtant la voiture a été prévue ainsi par le constructeur.
Bref, à mon avis, la seule chose que tu arrives à démontrer ici c'est que l'informatique est, par nature, la science du traitement de l'information, des idées et des données, et que, à ce titre, vouloir la breveter pose un énorme problème, car cela revient à breveter des idées, à breveter sa substance et non son implémentation (ie. non un moyen particulier trouvé pour accomplir quelque chose).
Un autre aspect de la trivialité qui est incernable c'est la notion "d'homme du métier". Linus, A.Cox, Robert Love. Trois personnes travaillant à plein temps et à tous les niveaux sur le même projet. Lequel est "l'homme du métier", parceque de l'un à l'autre les notions de "trivialité" changent beaucoup.
Je te rassure tout de suite, c'est comme ça pour tous les métiers, ce n'est pas propre à l'informatique.
Le paradoxe sur la machine de Turing que tu développes ensuite est intéressant, d'un autre coté, je ne crois pas qu'un brevet requière une implémentation parfaite pour être valide... ou alors je ne t'ai pas entièrement compris sur ce point.
Sinon, le problème posé par cette lettre est AMHA le suivant:
- doit-on rentrer dans le détail technique juridique, et être légalement valide, mais difficilement compréhensible par tout le monde
- doit-on opérer une communication compréhensible, mais simpliste, et donc potentiellement incorrecte (indépendamment des points valides ou non sur le fond)
J'ai pas la réponse, mais tu peux constater que le problème dépasse très très largement le cadre des brevets logiciels...
[^] # Re: Il va falloir arreter les anneries très vite.
Posté par anonyme512 . En réponse à la dépêche Lettre du président de la FSF Europe à l'EICTA au sujet des brevets logiciels. Évalué à 0.
C'est toujours la première fois en informatique. Par exemple c'ets la première fois que je tappe un message dans firefox 1.0 avec mon kernel 2.6.11.6 fraichement compilé d'il y a à peine une heure sur mon céléron 2.4Ghz en 1280x960 à 85hz sur mon écran 19 pouces. Bref ce qui se produit sur mon ordinateur est une invention perpétuelle.
En suivant le même raisonnement, on peut dire que chaque trajet en voiture est une invention (on suit rarement, au mm près, exactement le même chemin en voiture), et pourtant la voiture a été prévue ainsi par le constructeur.
Bref, à mon avis, la seule chose que tu arrives à démontrer ici c'est que l'informatique est, par nature, la science du traitement de l'information, des idées et des données, et que, à ce titre, vouloir la breveter pose un énorme problème, car cela revient à breveter des idées, à breveter sa substance et non son implémentation (ie. non un moyen particulier trouvé pour accomplir quelque chose).
Un autre aspect de la trivialité qui est incernable c'est la notion "d'homme du métier". Linus, A.Cox, Robert Love. Trois personnes travaillant à plein temps et à tous les niveaux sur le même projet. Lequel est "l'homme du métier", parceque de l'un à l'autre les notions de "trivialité" changent beaucoup.
Je te rassure tout de suite, c'est comme ça pour tous les métiers, ce n'est pas propre à l'informatique.
Le paradoxe sur la machine de Turing que tu développes ensuite est intéressant, d'un autre coté, je ne crois pas qu'un brevet requière une implémentation parfaite pour être valide... ou alors je ne t'ai pas entièrement compris sur ce point.
Sinon, le problème posé par cette lettre est AMHA le suivant:
- doit-on rentrer dans le détail technique juridique, et être légalement valide, mais difficilement compréhensible par tout le monde
- doit-on opérer une communication compréhensible, mais simpliste, et donc potentiellement incorrecte (indépendamment des points valides ou non sur le fond)
J'ai pas la réponse, mais tu peux constater que le problème dépasse très très largement le cadre des brevets logiciels...