• [^] # Re: Esthétique, est-ce éthique?

    Posté par . En réponse à la dépêche Conférence - Débat avec Antoine Moreau. Évalué à 3.

    La licence IANG (que j'ai lue) fait une ingérence énorme dans les organismes qui vont être amenés à modifier et redistribuer les ouvrages qu'elle couvre. D'un point de vue d'un adoptant potentiel de telles oeuvres, c'est inacceptable !

    C'est exactement l'argument que Microsoft oppose au logiciel libre. De son point de vue, l'obligation de divulguer les codes-sources est inacceptable. Mais IANG va bien plus loin, puisqu'elle oblige aussi à divulguer les comptes. Il est certain que de nombreux éditeurs commerciaux ne l'accepteront pas, mais ça ne posera pas de problème aux associations ou coopératives par exemple (c'est même déjà une obligation légale).

    C'est déjà assez dur de gérer un projet libre (d'un point de vue des orientations en général, de la gestion des bugs, alertes de sécurité, voeux des utilisateurs, contributions variées...) ; si en plus il faut gérer des aspects économiques, ça va créer de l'emploi !

    1) La licence IANG ne concerne pas seulement les projets logiciels, mais aussi les créations artistiques (l'art libre étant le sujet de cette info).
    2) La licence peut très bien être utilisée pour des projets non commerciaux, donc sans aspect économique à gérer.
    3) S'il y a commerce, il y a bien sûr gestion économique, comme dans toute entreprise commerciale. Cependant, IANG apporte la garantie que cette gestion est contrôlée démocratiquement. C'est là aussi certainement inacceptable pour bien des entreprises, mais tout à fait naturel pour les associations et coopératives.
    4) La gestion démocratique est certes une difficulté, mais qui se pratique déjà couramment dans les projets logiciels, y compris à grande échelle (Debian, FreeBSD).

    Naturellement, si tu es juriste, il est tout à fait compréhensible que tu pousses à la consommation juridique, mais si tu n'es pas de la partie, évite de sur complexifier inutilement les licences de tels ouvrages !

    Sans être juriste, je pense au contraire que IANG évite toute complexification inutile dans sa formulation (il n'y a qu'à comparer l'absence de garantie avec les clauses équivalentes dans les licences états-uniennes).