Pas de problème de lire un article en anglais ? Peut être, mais il me faut, en gros, tout de même au moins deux fois plus de temps pour lire un article scientifique en anglais qu'un article en français, sans parler des éventuelles erreurs de compréhension.
Pour le plaisir de te contredire, je peux t'assurer que dans des domaines de recherche totalement dominés par les anglophones (au hasard dans l'informatique), il peut se produire la situation inverse : les gens (moi par exemple) se sont formés en lisant des articles et des livres en anglais, et quand ils doivent lire un article sur un sujet qu'ils connaissent mais en français, ils sont perdus, parce qu'ils ne connaissent pas le vocabulaire technique.
On sépare d'ailleurs traditionnellement les filières scientifiques des filières littéraires (bac S et bac L). Un scientifique, sauf exception, n'est pas spécialement doué en langues, car un esprit scientifique procède par déduction logique, alors que l'apprentissage d'un langue procède par anihilation de reflexes
L'apprentissage d'une langue se fait comme tout apprentissage par l'acquisition de réflexes. L'habitude d'utiliser la langue crée les réflexes utiles. Tu peux leur reprocher de ne pas suivre une logique à laquelle tu es habitué, mais il n'y a rien à annihiler.
La séparation en filières peut aussi être interprétée comme le résultat d'une certaine pression sociale et éducative qui habituerait les enfants à raisonner d'une certaine façon dès leur plus jeune âge. La répartition selon les sexes dans ces filières me donne en tout cas cette impression.
Pour les afficianos de l'esperanto, c'est gentil mais utiliser une langue que vraiment personne ne comprend ni n'utilise, ça ne va rien améliorer. Ne me dites pas que c'est une langue simple que n'importe qui peut maîtriser rapidement, cela n'est potentiellement vrai que pour les latins. Bref, ça ne ferait que déplacer le problème.
[^] # Re: Toujours les langues
Posté par scylla . En réponse à la dépêche Vers un accès libre aux résultats de la recherche.... Évalué à 2.
Pour le plaisir de te contredire, je peux t'assurer que dans des domaines de recherche totalement dominés par les anglophones (au hasard dans l'informatique), il peut se produire la situation inverse : les gens (moi par exemple) se sont formés en lisant des articles et des livres en anglais, et quand ils doivent lire un article sur un sujet qu'ils connaissent mais en français, ils sont perdus, parce qu'ils ne connaissent pas le vocabulaire technique.
L'apprentissage d'une langue se fait comme tout apprentissage par l'acquisition de réflexes. L'habitude d'utiliser la langue crée les réflexes utiles. Tu peux leur reprocher de ne pas suivre une logique à laquelle tu es habitué, mais il n'y a rien à annihiler.
La séparation en filières peut aussi être interprétée comme le résultat d'une certaine pression sociale et éducative qui habituerait les enfants à raisonner d'une certaine façon dès leur plus jeune âge. La répartition selon les sexes dans ces filières me donne en tout cas cette impression.
Pour les afficianos de l'esperanto, c'est gentil mais utiliser une langue que vraiment personne ne comprend ni n'utilise, ça ne va rien améliorer. Ne me dites pas que c'est une langue simple que n'importe qui peut maîtriser rapidement, cela n'est potentiellement vrai que pour les latins. Bref, ça ne ferait que déplacer le problème.