Mais si tu publies dans la langue de Molière, quels chercheurs étrangers liront tes travaux?
Les recherche en mathémétique a, parait il, encore l'habitude de publier en Français. Certains disent que c'est à cause d'une certaine renommée des mathématiciens français, historiquement. On peut aussi penser l'inverse, c'est à dire que l'école mathématique française est encore reconnue aujourd'hui car elle publie en français.
La langue "vernaculaire" de la science est actuellement l'anglais, langue étudiée à l'école par à peu près tout le monde [...]
Étudiée par presque tout le monde, en effet, mais pour quel résultat ? Au niveau du bac, 1% des élèves français peut tenir un conversation normale en anglais. C'est mieux que les indonésiens avec 1 pour mille, mais on peut pas vraiement dire que c'est une réussite. Il faut arrêter de croire ce que l'on nous rabache, sans preuve : "tout le monde parle anglais". Dans la communauté du LL, certes, un proportion plus grande que la moyenne sait lire l'anglais, et éventuellement écrire (bourré de fautes ?), des commentaires dans des programmes ou poser deux ou trois questions sur IRC.
ça ne pose donc pas vraiment de problème à un scientifique francophone de lire des articles en anglais.
Science et langue ne font, en général, pas bon ménage. On sépare d'ailleurs traditionnellement les filières scientifiques des filières littéraires (bac S et bac L). Un scientifique, sauf exception, n'est pas spécialement doué en langues, car un esprit scientifique procède par déduction logique, alors que l'apprentissage d'un langue procède par anihilation de reflexes : on dit "one hand, two hands" mais lorsque tu recontre "mouse", tu dois te défaire du reflexe "foots" pour apprendre "mice", etc. (Le français n'est pas mieux à cet égard).
Pas de problème de lire un article en anglais ? Peut être, mais il me faut, en gros, tout de même au moins deux fois plus de temps pour lire un article scientifique en anglais qu'un article en français, sans parler des éventuelles erreurs de compréhension. C'est pas ce que j'appelle une absence de problème. De plus, Le fait de lire un article en anglais, alors qu'il a été rédigé par des Français est très frustrant, d'un part à cause de la difficulté de lecture qui pourrait être évitée, et d'autre part, car cela revient à déconsidérer sa propre langue, qui serait inapte a transmettre le savoir scientifique.
Et même si, avec l'habitude, cette différence peut aller en s'estompant (moins de consultation dans le dictionnaire, ...), il restera toujours le problème de l'écriture d'articles directement en anglais. Nombre d'articles sont refusés par les éditeurs à cause d'un anglais trop mauvais.
Après la guerre, l'industrie Japonaise a dépassé bon nombre d'industries eurpéennes, dans des domaines varriées (microscopes électronique, appareils de diffraction des Rayons X, etc.), car les japonnais ont publiés leur résultats de recherche en japonnais, facilitant ainsi l'accès au développement des nouvelles technologies dans leur propre pays. En France, pour qui travaille la recherche ? Pour les anglophones (américains, anglais, australiens, ...) qui seront ceux qui auront accès avec le moins d'effort au résultat de recherche ?
[^] # Re: Toujours les langues
Posté par icyfemur . En réponse à la dépêche Vers un accès libre aux résultats de la recherche.... Évalué à 5.
Les recherche en mathémétique a, parait il, encore l'habitude de publier en Français. Certains disent que c'est à cause d'une certaine renommée des mathématiciens français, historiquement. On peut aussi penser l'inverse, c'est à dire que l'école mathématique française est encore reconnue aujourd'hui car elle publie en français.
La langue "vernaculaire" de la science est actuellement l'anglais, langue étudiée à l'école par à peu près tout le monde [...]
Étudiée par presque tout le monde, en effet, mais pour quel résultat ? Au niveau du bac, 1% des élèves français peut tenir un conversation normale en anglais. C'est mieux que les indonésiens avec 1 pour mille, mais on peut pas vraiement dire que c'est une réussite. Il faut arrêter de croire ce que l'on nous rabache, sans preuve : "tout le monde parle anglais". Dans la communauté du LL, certes, un proportion plus grande que la moyenne sait lire l'anglais, et éventuellement écrire (bourré de fautes ?), des commentaires dans des programmes ou poser deux ou trois questions sur IRC.
Science et langue ne font, en général, pas bon ménage. On sépare d'ailleurs traditionnellement les filières scientifiques des filières littéraires (bac S et bac L). Un scientifique, sauf exception, n'est pas spécialement doué en langues, car un esprit scientifique procède par déduction logique, alors que l'apprentissage d'un langue procède par anihilation de reflexes : on dit "one hand, two hands" mais lorsque tu recontre "mouse", tu dois te défaire du reflexe "foots" pour apprendre "mice", etc. (Le français n'est pas mieux à cet égard).
Pas de problème de lire un article en anglais ? Peut être, mais il me faut, en gros, tout de même au moins deux fois plus de temps pour lire un article scientifique en anglais qu'un article en français, sans parler des éventuelles erreurs de compréhension. C'est pas ce que j'appelle une absence de problème. De plus, Le fait de lire un article en anglais, alors qu'il a été rédigé par des Français est très frustrant, d'un part à cause de la difficulté de lecture qui pourrait être évitée, et d'autre part, car cela revient à déconsidérer sa propre langue, qui serait inapte a transmettre le savoir scientifique.
Et même si, avec l'habitude, cette différence peut aller en s'estompant (moins de consultation dans le dictionnaire, ...), il restera toujours le problème de l'écriture d'articles directement en anglais. Nombre d'articles sont refusés par les éditeurs à cause d'un anglais trop mauvais.
Après la guerre, l'industrie Japonaise a dépassé bon nombre d'industries eurpéennes, dans des domaines varriées (microscopes électronique, appareils de diffraction des Rayons X, etc.), car les japonnais ont publiés leur résultats de recherche en japonnais, facilitant ainsi l'accès au développement des nouvelles technologies dans leur propre pays. En France, pour qui travaille la recherche ? Pour les anglophones (américains, anglais, australiens, ...) qui seront ceux qui auront accès avec le moins d'effort au résultat de recherche ?