C'est une vision réductrice de la fonction d'un éditeur. Le travail d'édition, c'est lire et trier les articles proposés, suggérer des corrections aux auteurs, et mettre à disposition les productions sélectionnées.
Pour les articles scientifiques, l'éditeur s'appuie sur le travail de relecteurs qui donnent anonymement leur avis sur les articles proposés. Il me semble donc naif de comparer les éditeurs musicaux et ceux de revues scientifiques.
Si les éditeurs disparaissent, ce sera à chacun de faire ce travail de sélection. Que les éditeurs se rémunèrent pour ce travail est une autre question.
Que se passerait il sans éditeur scientifique ? Probablement la même chose que quand on cherche un document technique sur internet avec un moteur de recherche : on utilise notre pif pour dénicher l'information qui a l'air sérieuse. Mais combien de fois a t-on lu des documents dont on s'aperçoit à la fin qu'ils sont périmés ou partiels. Quand le contenu est technique, immédiatement vérifiable, on peut s'en rendre compte. Quand le contenu devient compliqué, des spécialistes qui ont relu et approuvé des documents nous font plus que gagner du temps. Quand des instituts de recherche décident de mettre à dispo. des documents, ce sont dans l'immense majorité des documents qui ont été publiés ailleurs par un éditeur.
[^] # Re: Le Net rendu à son concept
Posté par duaneg . En réponse à la dépêche Vers un accès libre aux résultats de la recherche.... Évalué à 3.
Pour les articles scientifiques, l'éditeur s'appuie sur le travail de relecteurs qui donnent anonymement leur avis sur les articles proposés. Il me semble donc naif de comparer les éditeurs musicaux et ceux de revues scientifiques.
Si les éditeurs disparaissent, ce sera à chacun de faire ce travail de sélection. Que les éditeurs se rémunèrent pour ce travail est une autre question.
Que se passerait il sans éditeur scientifique ? Probablement la même chose que quand on cherche un document technique sur internet avec un moteur de recherche : on utilise notre pif pour dénicher l'information qui a l'air sérieuse. Mais combien de fois a t-on lu des documents dont on s'aperçoit à la fin qu'ils sont périmés ou partiels. Quand le contenu est technique, immédiatement vérifiable, on peut s'en rendre compte. Quand le contenu devient compliqué, des spécialistes qui ont relu et approuvé des documents nous font plus que gagner du temps. Quand des instituts de recherche décident de mettre à dispo. des documents, ce sont dans l'immense majorité des documents qui ont été publiés ailleurs par un éditeur.