• [^] # Re: Un exemple réel

    Posté par . En réponse à la dépêche La langue française dans l'aventure informatique. Évalué à 5.

    L'avenir est clairement au multilinguisme, mais ce sera majoritairement un multilinguisme anglais-langue(s) maternelle(s).

    Je n'y crois pas. L'anglais est tellement difficile, qu'il est nécessaire de l'apprendre dès le plus jeune âge pour pouvoir le parler... (pas le maitriser). Si, à l'avenir, les gens ne voudront pas être désavantagés par leur non connaissance de l'anglais, ils devront en faire l'apprentissage intensif dès l'enfance, et lors de l'apprentissage des langues. Les gens qui arrivent a apprendre l'anglais dans les circonstances scolaire actuelles sont l'exception. Au fur et à mesure, la langue de l'éducation deviendra donc l'anglais (c'est dans cette langue que sont publiés presque tous les travaux de recherche), et les langues maternelle deviendront les langues de tous les jours, comme les langues régionales qui disparaissent aujourd'hui car plus utilisées dans les écoles. Avec l'anglais, l'avenir est clairement au mono-linguisme.

    À age égal, et à nombre d'heure par semaine égales, il faut 6 mois pour obtenir un niveau d'Espéranto équivalent à 6 ans en anglais. Avec l'espéranto, l'objectif est effictivement le mutli-linguisme espéranto-langueS maternelleS, grâce à la grande propriété propédeutique de l'Espéranto qui facilite l'apprentissage des autres langues.

    PS : le lien fourni sur l'article en anglais, qui consacre une page et demie sur l'Espéranto est un gros troll qui ne mérite pas qu'on s'y attarde. (A ce propos, j'ai lu dans une étude indépendante que GNU/Linux s'était du flan, que ça coutait plus cher que du MS Windows, que ca n'avait aucun avenir, et que c'était un truc de quelques rigolos.)

    L'Espéranto ne peut pas être qualifiée d'Européen, comme le soutien le document, car il n'y a pas que le vocabulaire dans le fonctionnement d'une langue. Les principaes langues européennes sont des langues à flexions (grec, italien, francais, russe, ...), avec des terminaisons de mots qui n'ont aucune existence par eux même. Le génie de Zamenhof pour faire croire eux Européens qu'ils ont affaire à une langue de type européenne, c'est de faire croire que l'on utilise des affixes (préfixes/suffixes) comme des élements à part, alors que ce sont des mots indépendants. Par exemple, "klavo" = "une touche", "klavaro" = "un clavier", car "aro" = "un ensemble" alors que l'on apprends en général "-ar" en tant que suffixe. Le fait de pouvoir composer des nouveaux mots par concaténations de mots est caractéristiques des langues orientales dites agglutinantes : turc, hongrois (ce n'est pas une langue indo-européenne), finnois, mongol, japonais... [1]

    Bref, j'arrête ici, la personne qui a écrit ce document s'est vraissemblament arrêté aux premières rumeurs qu'il a pu trouver... ça promet pour le reste du papier...

    [1] Source : ABC de l'Espéranto, G. Waringhien, l'Harmattan, 3° édition, 2001.