Malgré le fait qu'elle soit mal rédigée, j'ai bien compris ta "démonstration", merci.
Je te reformule dans tes termes : le salarié qui produisait en 85 ,100 foo85 il produit pas en 2005 180foo85. Il produit un nombre N de foo2005. Peut-être bien que s'il produisait des foo85 il pourrait en faire 180 par heures au lieu de 100, mais on s'en tamponne un peu parce le foo85 ça fait belle lurette que plus personne n'en veut. En outre le gars qui achète les 100 foo85 en 85 il pourrait pas acheter 180foo85 en 2005 pour le même prix, même si la quantité de travail pour les produire est la même : le coût du travail a augmenté dans l'intervalle.
Tu veux un ordinateur en 2005 cher ami retraité ? va acheté un amstrad CPC, parce que sinon tu fous en l'air toute l'augmentation de ton pouvoir d'achat grâce à la productivité depuis 1985.
Le raisonnement comme quoi la productivité augmente donc on n'a pas de problème pour payer les retraites, c'est de la merde. La relation entre l'évolution du pouvoir d'achat et celle de la productivité est complexe, et change au cours du temps en fonction des sauts technologiques et d'un gros paquet de paramètres économique conjoncturels.
Les retraites sont payées au final en vrai argent, pas en foo85 ou en foo2005. La seule mesure simple du fonctionnement du système c'est de voir combien tu peux payer de retraités avec l'argent prélevé à cette fin sur les salaires. Et quand tu vois que le nombre de retraités augmente plus vite que ça, tu vois que tu as un problème.
Après tu as différentes manières de le résoudre. Tu peux augmenter les pourcentages prélevés sur les salaires, figer le montant des retraites, augmenter les salaires, augmenter la durée de cotisation (ou faire un mix) etc.
Finalement les militants d'extrême gauche et le MEDEF, ils ont plein de points communs, ils sont tous obsédés par le CAC40. C'est cool pour tous les gens qui travaillent pas dans des entreprises du CAC40, qui sont pourtant vachement nombreux, et qui aimerait bien que leurs entreprises aient proportionnellement autant de profits potentiellement redistribuables que les mammouths de l'économie française.
[^] # Re: Si le oui passe, c'est l'Europe des brevets logiciels qui gagne ...
Posté par Paerro Trime . En réponse à la dépêche La brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur adoptée par le Conseil. Évalué à -1.
Je te reformule dans tes termes : le salarié qui produisait en 85 ,100 foo85 il produit pas en 2005 180foo85. Il produit un nombre N de foo2005. Peut-être bien que s'il produisait des foo85 il pourrait en faire 180 par heures au lieu de 100, mais on s'en tamponne un peu parce le foo85 ça fait belle lurette que plus personne n'en veut. En outre le gars qui achète les 100 foo85 en 85 il pourrait pas acheter 180foo85 en 2005 pour le même prix, même si la quantité de travail pour les produire est la même : le coût du travail a augmenté dans l'intervalle.
Tu veux un ordinateur en 2005 cher ami retraité ? va acheté un amstrad CPC, parce que sinon tu fous en l'air toute l'augmentation de ton pouvoir d'achat grâce à la productivité depuis 1985.
Le raisonnement comme quoi la productivité augmente donc on n'a pas de problème pour payer les retraites, c'est de la merde. La relation entre l'évolution du pouvoir d'achat et celle de la productivité est complexe, et change au cours du temps en fonction des sauts technologiques et d'un gros paquet de paramètres économique conjoncturels.
Les retraites sont payées au final en vrai argent, pas en foo85 ou en foo2005. La seule mesure simple du fonctionnement du système c'est de voir combien tu peux payer de retraités avec l'argent prélevé à cette fin sur les salaires. Et quand tu vois que le nombre de retraités augmente plus vite que ça, tu vois que tu as un problème.
Après tu as différentes manières de le résoudre. Tu peux augmenter les pourcentages prélevés sur les salaires, figer le montant des retraites, augmenter les salaires, augmenter la durée de cotisation (ou faire un mix) etc.
Finalement les militants d'extrême gauche et le MEDEF, ils ont plein de points communs, ils sont tous obsédés par le CAC40. C'est cool pour tous les gens qui travaillent pas dans des entreprises du CAC40, qui sont pourtant vachement nombreux, et qui aimerait bien que leurs entreprises aient proportionnellement autant de profits potentiellement redistribuables que les mammouths de l'économie française.