• [^] # Re: Si le NON passe, c'est l'Europe des brevets logiciels qui gagne ...

    Posté par . En réponse à la dépêche La brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur adoptée par le Conseil. Évalué à 5.

    J'ai vraiment l'impression qu'il croient sincèrement que rien ne peut changer tant que l'on reste dans une économie de marché

    C'est pour ça que ce sont des ministres communistes qui ont mis en place la Sécurité Sociale en 1945, qu'ils ont accepté de participer à des exécutifs à côté du PS, malgré les divergences, afin de changer concrètement les choses (comme par exemple en Ile-de-France où ce sont qui obtenu la carte "Imagine R'" qui permet aux étudiants de ne payer que la moitié des transports en commun), ...

    On se renseigne avant de parler, le PCF (principale composante française de GUE) n'a jamais refusé en bloc toute amélioration du système (même s'il considère que ça ne suffit pas).

    Ils ne cherchent pas à gagner, ils ne croient pas pouvoire gagner.

    Faut savoir, on est des rêveurs naïfs et idéalistes qui se croient à bisounours land, ou on est des défaitistes pessimistes ? Le renoncement, l'abandon, accepter de ne pas pouvoir gagner, ça n'a jamais été une valeur communiste, bien au contraire. C'est le PS actuel qui a une politique de renoncement, en particulier en acceptant le TCE. Accepter le TCE, c'est rénoncer à faire mieux, c'est s'avouer vaincu. Chose que l'aigle gauche de la gauche (aile gauche des Verts et du PS, PCF, LCR, CAC, MARS, les syndicats, ATTAC, ...) se refuse à faire.

    D'ailleurs, comme le faisait remarquer très justement Antoine, depuis quelques décennies, c'est la gauche "de gouvernement" qui a tendance à s'avouer vaincu, à dire "on ne peut" ("le gouvernement ne peut pas empêcher les licenciements massifs", (c) Jospin), alors que les néolibéraux eux se montrent exigeant et visent haut, en demandant des choses qui semblent délirantes (comme la "refondation sociale" du MEDEF), mais qui finissent pas les obtenir, justement à force de ne pas lâcher de terrain.

    Et c'est la "gauche" qui, en disant à chaque fois "on est pas d'accord, mais c'est un compromis" ou "on est pas d'accord, mais on pourra pas faire mieux", rend cette régression sociale possible. Il est temps que la gauche redevienne combative, qu'elle soit denouveau associée à l'idée même de progrès, au lieu de rester defensive et prète à accepter tout compromis qui lui permet d'avoir une cerise sociale, même si noyée dans un gateau de libéralisme.