• [^] # Re: Courrier adressé à la présidence du conseil de l'europe

    Posté par . En réponse à la dépêche La brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur adoptée par le Conseil. Évalué à 2.

    Merci pour le lien, que je ne connaissais pas.

    Ceci dit, il me semble qu'il n'est guère intéressant d'écrire avec des arguments juridiques qu'à cette partie de ceux en qui on ne se reconnait pas parmi ces deux mondes qu'évoque Philippe Aigrain dans "Cause commune". Après tout, voir l'information (au sens théorique du terme) comme une propriété implique d'accepter le droit pour ce qu'il est (car seul le droit créé la propriété, et donc, les revenus qui en découlent).

    Recourir aux procédés souvent rhétoriques et pédants du droit est certes un exercice de style pour l'homme de bonne volonté, celui qui se contente de l'esprit plutôt que d'exiger lecture de la lettre en sa langue. Mais, après tout, puisque le droit nait au sein des institutions qui l'écrivent, existe-t-il une alternative à l'enculage de mouches (européennes !) juridico-procédurales qui ne consiste pas tout simplement à remettre en cause le principe même d'institutions ?

    Je l'admets cependant : chacun est libre de remettre en cause ce dernier principe. Ce ne serait même pas nécessairement une catastrophe : notre vieille Europe a vu bien pire. Mieux encore, les crises profitent à l'économie, nous enseigne l'histoire. Mais, en ce qui me concerne, je souhaiterais éviter d'être contraint dès ce soir à un choix d'un côté ou d'un autre.