Ceci est une réaction non réfléchie qu'on ne peut admettre!
Tu es entrain de critiquer un système que tu vas toi-même soutenir en votant non à la constitution! Car en votant contre la constitution tu vas voter pour que ce système reste tel qu'il est!
Voter OUI au "traité établissant une Constitution pour l'Europe", c'EST soutenir ce système. Ce traité reprend l'ensemble des problèmes actuels de la construction européenne (manque de démocratie, ultra-libéralisme, ...). Voter OUI c'est donc approuver tous ces problèmes. Voter OUI, c'est approuver que le Parlement n'a qu'un demi-pouvoir législatif, que seule la Commission peut proposer des "actes législatifs de l'Union", que la "concurrence libre et non faussée" prime sur tout le reste, y compris la "chartre des droits fondamentaux".
Voter NON au contraire, c'est s'opposer à la construction européenne telle qu'elle est faite actuellement, et exiger que l'on construise l'Europe autrement. Exiger que l'on construise l'Europe AVEC les peuples, et non pas d'en haut.
Les prétendues avancées du "traité établissante une Constitution pour l'Europe" sont quasiment inexistantes, et les reculs nombreux. Mais surtout, si on accepte ce texte, c'est tout espoir de modification d'ampleur du système européen que l'on enterre. Cette "Constitution" ne pourra être modifiée qu'à l'unanimité des 25 du Conseil. Lorsque l'on voit le comportement actuel du Conseil, on sait bien que, dans la pratique, on n'aura JAMAIS une unanimité de ce Conseil pour des changements importants vers plus de démocratie, ou vers plus de social.
L'enjeu est de sauver la démocratie: est-ce qu'on accepte un traité qui confrime la carrence de démocratie des institutions, et qui "grave dans le marbre" 300 pages de politiques ultra-libérales qui ne pourront plus être modifiées, ou est-ce que l'on exige une "constitution" qui respecte la démocratie, et la liberté de changer de politique. Voilà l'enjeu. Le réduire à "on accepte ça ou on aura rien", c'est déjà accepter le mode actuel de fonctionnement de l'Europe, où nous devons attendre que le Conseil et la Commission, dans leur grande clémence, acceptent de nous entendre. Tout au plus, nous pourrions les y "inviter".
[^] # Re: Dans le cul lulu...
Posté par Gaël Le Mignot . En réponse à la dépêche La brevetabilité des inventions mises en oeuvre par ordinateur adoptée par le Conseil. Évalué à 4.
Tu es entrain de critiquer un système que tu vas toi-même soutenir en votant non à la constitution! Car en votant contre la constitution tu vas voter pour que ce système reste tel qu'il est!
Voter OUI au "traité établissant une Constitution pour l'Europe", c'EST soutenir ce système. Ce traité reprend l'ensemble des problèmes actuels de la construction européenne (manque de démocratie, ultra-libéralisme, ...). Voter OUI c'est donc approuver tous ces problèmes. Voter OUI, c'est approuver que le Parlement n'a qu'un demi-pouvoir législatif, que seule la Commission peut proposer des "actes législatifs de l'Union", que la "concurrence libre et non faussée" prime sur tout le reste, y compris la "chartre des droits fondamentaux".
Voter NON au contraire, c'est s'opposer à la construction européenne telle qu'elle est faite actuellement, et exiger que l'on construise l'Europe autrement. Exiger que l'on construise l'Europe AVEC les peuples, et non pas d'en haut.
Les prétendues avancées du "traité établissante une Constitution pour l'Europe" sont quasiment inexistantes, et les reculs nombreux. Mais surtout, si on accepte ce texte, c'est tout espoir de modification d'ampleur du système européen que l'on enterre. Cette "Constitution" ne pourra être modifiée qu'à l'unanimité des 25 du Conseil. Lorsque l'on voit le comportement actuel du Conseil, on sait bien que, dans la pratique, on n'aura JAMAIS une unanimité de ce Conseil pour des changements importants vers plus de démocratie, ou vers plus de social.
L'enjeu est de sauver la démocratie: est-ce qu'on accepte un traité qui confrime la carrence de démocratie des institutions, et qui "grave dans le marbre" 300 pages de politiques ultra-libérales qui ne pourront plus être modifiées, ou est-ce que l'on exige une "constitution" qui respecte la démocratie, et la liberté de changer de politique. Voilà l'enjeu. Le réduire à "on accepte ça ou on aura rien", c'est déjà accepter le mode actuel de fonctionnement de l'Europe, où nous devons attendre que le Conseil et la Commission, dans leur grande clémence, acceptent de nous entendre. Tout au plus, nous pourrions les y "inviter".