• [^] # Re: La petite dernière et puis on rentre...

    Posté par . En réponse à la dépêche La Commission refuse une nouvelle première lecture. Évalué à 2.

    Tu prétends que, je cite : "Le vote de la directive sur les brevets et le référendum sur la nouvelle constitution Européenne sont des problèmes indépendants."

    Sans doute est-ce vrai d'un point de vue politique, c'est à dire, de ce point de vue qui consiste à regarder autrui à travers des jumelles, de très loin, en oublian que chacun de tes concitoyens vit au quotidien chacun des problèmes que tu prétends distincts au travers d'une seule et même réalité : sa propre existence.

    Conçois simplement une chose : un programmeur de logiciel libre n'est pas un pur esprit. Comme tout le monde, il travaille. S'il réside en France, son employeur est souvent une entreprise ou une administration française : de ce fait, lé traité pour une constitution européenne le concerne tout autant que la directive sur les brevets logiciels. S'il travaille, les lois sur les retraites le concernent. S'il a des enfants, l'avenir de l'école le concerne. S'il mange, et ne vit pas d'air pur et d'eau fraîche, il est aussi l'un des consommateurs du grand marché unique.

    Or, en démocratie, ces "problèmes indépendants" sont tous bels et bien gérés par ce même petit nombre de personnes qui sont nos représentants élus... ou les membres appointés de la commission européenne.

    Concevoir d'une manière distincte les différents sujets manoeuvrés par un seul et même petit groupe de personnes et qui concernent le même grand ensemble de personnes dites "représentées" est une approche au mieux d'universitaire, au pire, de technocrate, qui fait tout simplement fi de la seule réalité qui ait un sens en société, cette réalité qui s'applique équitablement à tous, c'est à dire, la manière dont la société se gouverne.

    Et c'est d'ailleurs très précisemment pour cela que nous élisons des représentants qui nous représentent sur tous les sujets et non pas sur un sujet parmi d'autres : parce que, qu'on le veuille ou non, les "différents problèmes" que tu évoques ne sont que les facettes de la réalité, c'est à dire, le vécu de chacun de nous.