• [^] # Re: Encore un bel exemple...

    Posté par . En réponse à la dépêche La Commission refuse une nouvelle première lecture. Évalué à 3.

    Les brevets logiciels ne peuvent pas être un prétexte pout voter non.

    Celà ne signifie pas non plus que voter oui soit judicieux:

    Pour faire simple, il faut comprendre que la constitution européenne malgré le fait qu'elle fasse référence au social ne l'envisage que si elle ne rentre pas en contradiction avec le principe de la libéralisation économique érigé en dogme et ne pouvant donc plus être amendé.

    Ainsi, lorsqu'un état européen ou une organisation souhaitera s'opposer à une directive qu'il juge antisociale, il se verra objecter systématiquement l'argument d'entrave aux libertés d'echanger.

    Prenons un exemple: une directive à l'étude , celle de bolkestein, qui entend réformer le mode d'echange entre les pays de l'union et l'organisation du marché des services.
    Un des points les plus controversés concerne la clause sur «le principe du pays d'origine».
    Il prévoit que l'on peut accueillir des travailleurs dans un pays européen issu d'un autre pays de l'union aux conditions de son pays d'origine.
    Celà signifie par exemple que l'on pourra faire venir des routiers polonais pour transporter les marchandises en France et accepter qu'il roule 12h d'affilée si la loi de son pays le prévoit
    induisant une concurrence déloyale sans considérer les aspects sécurité.
    Des informaticiens venus des pays de l'est pourront venir effectuer des missions en France avec le salaire de leurs pays d'origine.(un artcile sur le figaro abordait ce sujet je crois mais je n'ai pas rettrouvé le lien)
    Celà conduira à un nivellement par le bas, car rien n'est prévu dans la constitution pour se donner des gardes-fou
    Cette clause sera peut-être retirée prochainement, mais rien empêchera de la remettre à l'ordre du jour une fois la constitution apoptée puisque qu'elle entrave la sacro sainte liberté d'échanger.

    Les parttisans du OUI avancent que le fait de voter non est un suicide pour l'Europe puisqu'on reviendra au traité de Rome actuel. Il faut don voter OUI et les aspects sociaux, ecologiques, sanitaires pourront être mis en place ensuite. Vous croyez encore à ceux qui vous on menti jusqu'à présent. Croyez vous que nos ploitsiens changeront brusquement d'optique alors qu'il seront en position de force.
    Le pb c'est qu'étant en contradiction ave ce le dogme de la "liberté de marché", les aspect sociaux, éthiques ecologiques, sanitaires seront toujours mis de coté.

    Ce lien tent de montrer que le vote NON ne signifie pas la mort de l'Europe mais qu'il permettra de remettre carte sur table avec tous les aspects autres qu'économiques.
    http://www.france.attac.org/a3753(...)

    Ce lien montre que le parlement ne sera pas (suffisamment) renforcé
    dans son rôle
    http://www.france.attac.org/a3925(...)