>alors que la gauche avait la majorite absolue au parlement
Pour rappel, la gauche n'avait pas la majorité absolue. Rocard est le premier ministre qui a le plus utilisé le 49-3 de l'histoire de la 5eme République, donc celui qui avait les plus petites marges de manoeuvre. C'est pour cela qu'il avait du passer un accord avec les centristes(*) et en prendre plusieurs dans son gouvernement (JP Soisson par exemple)
En plus du RMI précité et de la paix en Nouvelle Calédonie, Rocard a aussi complètement réformé le financement des partis politiques (qui n'était pas très clair auparavant).
Un détail révélateur sur le bonhomme: Selon un article paru dans l'Expansion vers 1995-1996 (de mémoire), il était à l'époque le seul premier ministre depuis le début des années 1970 (Chirac - Barre - Mauroy - Fabius - Chirac - Rocard - Cresson - Bérégovoy - Balladur) à ne pas avoir magouillé les chiffres du chômage.
(*) les centristes de 1988 ne recouvrent que très partiellement ce que l'on appelle centriste désormais (UDF). À l'époque, on parlait de centriste en parlant du CDS (Méhaigneire, Stasi, etc.). Il fut même un temps ou par centriste, on parlait du centre (c-à-d centre gauche et centre droit). Je me demande si la dérive de l'appellation "centriste" vers la droite démocrate-chrétienne (UDF) n'est pas révélatrice d'une dérive globale de tous les partis vers leur droite (le PC actuel correspond au PS de 1980, le PS à l'UDF, l'UDF au RPR, l'UMP à ..... ouh, là ça fait peur ;) )
[^] # Re: D'un Rocard, l'autre
Posté par oliv . En réponse à la dépêche Entretien avec Michel Rocard dans "Le Monde" sur les brevets logiciels. Évalué à 4.
Pour rappel, la gauche n'avait pas la majorité absolue. Rocard est le premier ministre qui a le plus utilisé le 49-3 de l'histoire de la 5eme République, donc celui qui avait les plus petites marges de manoeuvre. C'est pour cela qu'il avait du passer un accord avec les centristes(*) et en prendre plusieurs dans son gouvernement (JP Soisson par exemple)
En plus du RMI précité et de la paix en Nouvelle Calédonie, Rocard a aussi complètement réformé le financement des partis politiques (qui n'était pas très clair auparavant).
Un détail révélateur sur le bonhomme: Selon un article paru dans l'Expansion vers 1995-1996 (de mémoire), il était à l'époque le seul premier ministre depuis le début des années 1970 (Chirac - Barre - Mauroy - Fabius - Chirac - Rocard - Cresson - Bérégovoy - Balladur) à ne pas avoir magouillé les chiffres du chômage.
(*) les centristes de 1988 ne recouvrent que très partiellement ce que l'on appelle centriste désormais (UDF). À l'époque, on parlait de centriste en parlant du CDS (Méhaigneire, Stasi, etc.). Il fut même un temps ou par centriste, on parlait du centre (c-à-d centre gauche et centre droit). Je me demande si la dérive de l'appellation "centriste" vers la droite démocrate-chrétienne (UDF) n'est pas révélatrice d'une dérive globale de tous les partis vers leur droite (le PC actuel correspond au PS de 1980, le PS à l'UDF, l'UDF au RPR, l'UMP à ..... ouh, là ça fait peur ;) )