"Les modèles économiques actuels font le postulat que chaque individu agit pour accroître une fonction d'utilité personnelle." ===> c'est vrai dans les écoles de commerce de chefs-lieux de canton de la France d'en-bas, mais cela n'est en aucun cas représentatif de la pensée économique contemporaine.
Le jury du prix Nobel a justifié l'attribution de son prix en 2002 à Daniel Kahneman et Vernon L. Smith par le fait que c’est « l’idée même de l’homo 1⁄2conomicus traditionnel motivé par l’intérêt personnel et capable de toujours prendre des décisions rationnelles » que leurs travaux avaient délégitimée (http://www.nobel.se/economics/laureates/2002/ecoadv02.pdf(...)). Certains de leurs disciples en économie dite "expérimentale" ont par exemple montré statistiquement que l'être humain ne peut pas toujours savoir ce qu'il désire, car « nos cerveaux n’essaient pas d’être heureux (...), ils essaient de nous réguler » (Jon Gertner “The Futile Pursuit of Happiness” The New York Times September 7, 2003 - http://www.scn.ucla.edu/pdf/PECULIAR%20LONGEVITY.pdf(...) - http://cep.lse.ac.uk/events/lectures/layard/RL030303.pdf(...)).
Quant à l'idée d'un marché exorégulé par une main visible, un des trois prix Nobel 2001, Joseph E. Stiglitz a écrit à ce propos qu'on ne pouvait pas la voir soit parce qu'elle n'avait jamais existé, soit parce qu'elle était paralysée (http://www-1.gsb.columbia.edu/faculty/jstiglitz/download/Developmen(...)). Il n'y a donc que les philosophes néo-cons et Raffarin pour croire à de telles apparitions mystérieuses, incompatibles avec l'assymétrie de l'information, l'interrelation des marchés et l'interdépendance des agents économiques.
Cela ne veut pas pour autant dire que la réflexion économique contemporaine légitime l'anthropologie humanitaire et professionnaliste qui règne dans le logiciel libre .... mais c'est un autre sujet.
[^] # Re: Navrant
Posté par Leguar . En réponse à la dépêche The Economist : « L'économie du partage ». Évalué à 4.
Le jury du prix Nobel a justifié l'attribution de son prix en 2002 à Daniel Kahneman et Vernon L. Smith par le fait que c’est « l’idée même de l’homo 1⁄2conomicus traditionnel motivé par l’intérêt personnel et capable de toujours prendre des décisions rationnelles » que leurs travaux avaient délégitimée (http://www.nobel.se/economics/laureates/2002/ecoadv02.pdf(...)). Certains de leurs disciples en économie dite "expérimentale" ont par exemple montré statistiquement que l'être humain ne peut pas toujours savoir ce qu'il désire, car « nos cerveaux n’essaient pas d’être heureux (...), ils essaient de nous réguler » (Jon Gertner “The Futile Pursuit of Happiness” The New York Times September 7, 2003 - http://www.scn.ucla.edu/pdf/PECULIAR%20LONGEVITY.pdf(...) - http://cep.lse.ac.uk/events/lectures/layard/RL030303.pdf(...)).
Quant à l'idée d'un marché exorégulé par une main visible, un des trois prix Nobel 2001, Joseph E. Stiglitz a écrit à ce propos qu'on ne pouvait pas la voir soit parce qu'elle n'avait jamais existé, soit parce qu'elle était paralysée (http://www-1.gsb.columbia.edu/faculty/jstiglitz/download/Developmen(...)). Il n'y a donc que les philosophes néo-cons et Raffarin pour croire à de telles apparitions mystérieuses, incompatibles avec l'assymétrie de l'information, l'interrelation des marchés et l'interdépendance des agents économiques.
Cela ne veut pas pour autant dire que la réflexion économique contemporaine légitime l'anthropologie humanitaire et professionnaliste qui règne dans le logiciel libre .... mais c'est un autre sujet.