Je ne vais pas m'étaler tant que possible. On trouve, dans les commentaires passés des uns et des autres, dans le matos disponibles sur tous les sites qui ont été évoqués dans les dits commentaires, nombre d'exemples des spécificités du Hurd et de ce qu'il permet que ne permet pas déjà Unix.
Je ne crois pas que le Hurd tout seul puisse apporter beaucoup à l'utilisateur. Le Hurd se veut le coeur du projet GNU. Pas plus que dans Unix l'utilisateur n'est confronté au coeur du système. Il est confronté aux applications finales. J'évoquais sur http://linuxfr.org/comments/517501.html#517501(...) pas mal des possibilités qu'offre le Hurd à tous les niveaux.
Bien entendu, l'utilisateur de base se fiche des translators, des jetons, ou de tout le reste. Mais des droits bien utilisés lui serviront à lui apporter plus de sécurité. Je suis sûr qu'il serait tout à fait envisageable d'utiliser au mieux les jetons pour les utilisateurs, moyennant quelques réflexions sur l'interface. Ce dont je suis sûr également, c'est que les translators bien utilisés lui apporteront plus de stabilité, moins de limitations étranges ("MAIS! Pourquoi je peux accéder à mon répertoire en WebDAV dans Gedit et pas dans Rox ?" "Mais euh... Pourquoi c'est si compliqué pour avoir mon CD en utilisateur ?" "gnu... pourquoi je peux pas accéder à mon .zip comme sous Windows sous XY ?"), et probablement de nouvelles fonctionnalités que les programmeurs auront pu implémenter grâce aux translators. Mais globalement, le coeur de système d'exploitation n'offre pas de changement visible : il permet de nouvelles fonctionnalités, plus de sécurité, plus de fiabilité, plus de stabilité, et plus de performances. Je pense que le Hurd peut fournir tout ça.
(Le concept de translators est plus vaste que les systèmes de fichiers virtuels que tu envisages : en fait, sous GNU/Hurd, à chaque fichier est attaché un programme. Quand tu accèdes à ce fichier (le lit avec cat, y écrit avec sed), c'est le programme attaché qui reçoit les requêtes et y répond. Ce programme est un programme tout ce qu'il y a de plus classique, lancé quasiment normalement, avec les droits de l'utilisateur qui l'a lancé, toussa. On appelle translator tout programme qui est attaché à au moins un fichier. Que ce soit ftpfs, ou ext2fs.)
[^] # Re: Que m'apporte le hurd ?
Posté par Manuel Menal . En réponse à la dépêche Hurd : nouvelle version de Debian GNU/Hurd et avancée du port sur L4. Évalué à 6.
Je ne crois pas que le Hurd tout seul puisse apporter beaucoup à l'utilisateur. Le Hurd se veut le coeur du projet GNU. Pas plus que dans Unix l'utilisateur n'est confronté au coeur du système. Il est confronté aux applications finales. J'évoquais sur http://linuxfr.org/comments/517501.html#517501(...) pas mal des possibilités qu'offre le Hurd à tous les niveaux.
Bien entendu, l'utilisateur de base se fiche des translators, des jetons, ou de tout le reste. Mais des droits bien utilisés lui serviront à lui apporter plus de sécurité. Je suis sûr qu'il serait tout à fait envisageable d'utiliser au mieux les jetons pour les utilisateurs, moyennant quelques réflexions sur l'interface. Ce dont je suis sûr également, c'est que les translators bien utilisés lui apporteront plus de stabilité, moins de limitations étranges ("MAIS! Pourquoi je peux accéder à mon répertoire en WebDAV dans Gedit et pas dans Rox ?" "Mais euh... Pourquoi c'est si compliqué pour avoir mon CD en utilisateur ?" "gnu... pourquoi je peux pas accéder à mon .zip comme sous Windows sous XY ?"), et probablement de nouvelles fonctionnalités que les programmeurs auront pu implémenter grâce aux translators. Mais globalement, le coeur de système d'exploitation n'offre pas de changement visible : il permet de nouvelles fonctionnalités, plus de sécurité, plus de fiabilité, plus de stabilité, et plus de performances. Je pense que le Hurd peut fournir tout ça.
(Le concept de translators est plus vaste que les systèmes de fichiers virtuels que tu envisages : en fait, sous GNU/Hurd, à chaque fichier est attaché un programme. Quand tu accèdes à ce fichier (le lit avec cat, y écrit avec sed), c'est le programme attaché qui reçoit les requêtes et y répond. Ce programme est un programme tout ce qu'il y a de plus classique, lancé quasiment normalement, avec les droits de l'utilisateur qui l'a lancé, toussa. On appelle translator tout programme qui est attaché à au moins un fichier. Que ce soit ftpfs, ou ext2fs.)